Synthèse des contributions sur les évolutions possibles de la bande-dessinée

Portrait de Tris
Document de travail

Le débat de la semaine dernière portait sur les évolutions possibles de la bande-dessinée. Ainsi il a été demandé aux internautes ce que le numérique changeait pour la bande-dessinée, si cela facilitait les choses pour les dessinateurs et si le support – tablette, ordinateurs – avait un impact.
Le sujet a réuni trois réponses et trois contributeurs. Il reste ouvert. 

1 |    Les constats

•    Publier des dessins permet de se créer une base de fans : on met ses dessins sur le net, et on espère ferrer le poisson. Ça commence par la base de fans, quand elle devient suffisamment importante, ça attire l'œil d'éditeurs, dont le travail est facilité au passage vu qu'il sait d'avance si le dit-blogueur plait ou pas. Sariel, le 08/02/2012.

•    Les blogs de bande-dessinée peuvent faciliter le travail de l’éditeur : Bref à mon sens, ça n'a pas changé grand-chose, si ce n'est facilité les contacts avec le public et d'avoir une idée du succès qu'on peut avoir en tant que dessinateur/scénariste. Ca limite la prise de risque pour les éditeurs au détriment d'un engagement personnel plus important pour les dessinateurs (car ça suppose d'être relativement proche de son cénacle de fans d'origine). Sariel, le 08/02/2012

  • Les blogs présentent l’avantage de pouvoir être collaboratifs : Le blog collectif : le net a ceci de sympa qu'il favorise les rapprochements entre artistes ayant un univers proche ou du moins compatible. Ça leur permet de fédérer une base commune de fans, et dans certains cas de les rencontrer à des conventions. Sariel, le 08/02/2012

•    Il y a une meilleure maîtrise de la chaîne de production : Pour le dessinateur le numérique (je parle pas du web) à évidemment changer la façon de bosser, même s'ils ne dessine et colorise pas tout sur ordinateur, ils controlent beaucoup plus la fabrication de la bd sans devoir passer par l'editeur pour la technique (pour avoir un bleu par exemple). Anonyme, le 09/02/2012

•    Le numérique n’est pas forcément en concurrence avec le matériel : Les quelques intiatives que j'ai vues semblaient lancées par les auteurs eux-mêmes ; je pense en particulier à Freak Angels, une série publiée gratuitement sur le web avant d'être publiée sous format papier (à noter que, malgré le fait que la BD soit toujours disponible gratuitement et en intégralité sur le web, elle se vend néanmoins très bien sous format papier). Benoît Hetru, le 09/02/2012.

2 |    Les préconisations

•    Améliorer l’offre légale : Malheureusement l'offre légale ne suit pas vraiment non plus pour la bd et les éditeurs ne font que des mauvais logiciels de lecture et verrouillent leur bd avec des DRM.. Aucun gros éditeur français ne vend ses bd au format .cbr ou .pdf, ce qui nous oblige à utiliser des logiciels spécifique (plus ou moins bien) pour la lecture au lieu du meilleur (comiczeal sur iPad). Anonyme, le 09/02/2012

•    Améliorer l’information : Evidemment, avec l'augmentation des ventes en ligne, qu'il s'agisse de format papier, ou de format numérique (pour le peu qu'il y a), le lecteur perd ce moyen de jauger une BD à partir d'autre chose que de la couverture, le résumé, et les quelques premières pages si l'éditeur est sympa. C'est là que le manque d'information se fait cruellement ressentir. Benoît Hetru, le 09/02/2012

3 |    Le bilan

Les personnes ayant contribué au sujet ont souligné la facilité de communication des blogs de bande-dessinée, même si les outils nécessaires à la création sont devenus plus complexes.

Selon les participants, le numérique permet au dessinateur d’avoir une meilleure emprise sur son travail et de réduire les intermédiaires.

Enfin,  pour les internautes, l’offre légale en la matière reste à développer.

 

Crédit photo : Fiona Jackson Downes / Nick White /Masterfile