Programme de travail - Lab Economie numérique de la création

Portrait de Anonyme
Document de travail

Ce lab a vocation à élaborer une analyse de l’économie de la création dans l’univers numérique dans toutes ces composantes (accès aux catalogues, rémunération des ayants droit, modèles économiques, volume et impact de la consommation illégale, évolution de la consommation légale, prix des œuvres, etc.)

En prenant en compte les perspectives de développement de l’Internet, les contraintes économiques qui pèsent sur les différents acteurs, il élabore et modélise les différentes hypothèses possibles, sur les marchés français et étrangers pour permettre à la création de conserver et consolider ses ressources tout en préservant diversité et richesse des offres.

Réflexion autour de la définition des biens de contenus comme biens publics

Les industries de contenus mettent à disposition un bien qui possède des caractéristiques intrinsèques d’ordre politique (accès à l’information, diversité, pluralisme) et des caractéristiques économiques, notamment celle de bien non rival. Les questions qui dérivent de ce type de bien concernent les conditions d’accès (accès à l’information), à la quantité produite (volume produit, incitation à la production) et à sa tarification (gratuité).

  • Réflexion autour du concept de valeur d’usage et de valeur du lien ;
  • Réflexion sur des concepts : prototype, non rivalité, gratuité, bien d’expérience, sous tutelle, etc.
  • Enjeux autour de la dématérialisation des biens : la dissociation de l’enveloppe physique (le support) et marchande restitue le caractère public au sens de la théorie économique (non rival et sans exclusion) du produit de contenu.
  • Réflexion autour des conséquences économiques dérivées de ces caractéristiques.

Les filières de contenus face à la numérisation

Recherche des dominateurs communs entre les filières : disque, jeux vidéo, cinéma, édition, gravure, photo d’art, presse, télévision, nouveaux produits audiovisuels (télévision de rattrapage, vod, etc.). Qu’il y a-t-il de systémique au sens de dénominateur commun dans le système des industries culturelles et médiatiques :

  • Inscription des produits de contenus numériques dans des ensembles (séries, collection, catalogue, club de livres, etc.) qui visent à atténuer les incertitudes de leur valorisation ;
  • Interpénétration entre culture marchande et culture non marchande ? Création d’une nouvelle culture dite « collaborative » ?
  • Réflexion sur les apports et enjeux de la production amateur (reprises et diffusées sur des plates-formes et réseaux sociaux).

Définition du champ de compétence (secteur vs filière) :

  • Secteurs de la création à identifier : livre, musique (disque), information (presse politique, générale, actualités), divertissement et culture (presse magazine thématique), fils (cinéma), vidéo, production et création audiovisuelles, jeux vidéos, etc.
  • Extension des champs : du passage des industries culturelles aux industries créatives au sens de Richard Caves, élargissement des frontières des marchés.
  • Réflexion autour des nouvelles chaînes de valeur dans la sphère numérique :
    • Quels sont les principaux acteurs dans chacune des filières (avant et après la numérisation) : auteurs / ayants droit / éditeurs (programmes et chaînes) / producteurs / diffuseurs / distributeurs (transport) ;
    • Quelles sont les principales conséquences de cette redéfinition ? Peut-on parler de nouvelles frontières relatives à la définition des marchés pertinents ? Pour qu’elle redistribution de la valeur ? Peut-on envisager une disparition/apparition d’acteurs ? etc.
    • Réflexion sur ce nouvel environnement concurrentiel ;
    • Réflexion autour de nouveaux acteurs de la « filière amateur » (un seul acteur ? chaîne de valeur ?).
    • Réflexion sur la production collaborative.

Quel nouvel écosystème dérivé de la convergence numérique émergera (intégration amont-aval ; concentration de marché ; diversification des contenus; etc.) ?

Commentaires

Portrait de remi.bouton

Un élément qui me semble essentiel : les métadonnées de la musique. Si cette dernière circule assez facilement sur le Net, les informations qui y sont associées sont souvent incomplètes voir inaccessibles et jamais interopérables. Pourtant, ces informations pourraient permettre de mieux valoriser (et donc monétiser ?) la musique, d'augmenter sa visibilité, de renforcer la diversité des catalogue (et d'éviter ainsi de tomber dans le syndrome du "restaurant vietnamien" - qui conduit a restreindre son choix quand l'offre est large et mal renseignée - dont parle si bien Pascal Nègre).

Pour plus d'informations, voir sur le site de l'Irma : http://www.irma.asso.fr/L-enjeu-des-metadonnees-musicales,8902?var_reche...

Lors d'une live conférence consacrée à ces métadonnées de la musique (voir sur le site http://www.lamusiquedemain.com) nous avons proposé un projet de manifeste qui pourrait permettre à tous de travailler ensemble à la mise en place d'un minimum de communication entre amateurs et professionnels, patrimoine et catalogues commerciaux, SPRD et bibliothèques, oeuvres et productions... afin d'améliorer l'expérience musicale de chacun.

Ce projet de manifeste est ici : http://www.lamusiquedemain.com/manifeste