Musique en ligne : achat à l'acte ou abonnement ?
Pour votre consommation légale de musique en ligne, privilégiez-vous l'achat à l'acte ou l'abonnement illimité ? Selon vous, lequel de ces deux modèles répond le mieux aux attentes des utilisateurs et pourquoi ?
Quels seraient les autres modèles possibles ?
Pour la musique de "major" (métal <3), Le streaming gratuit sur youtube/myspace/autre. Parce que les artistes ne touchent rien sur les ventes en ligne.
http://www.pcinpact.com/news/65590-spedidam-artistes-touchent-rien-vente...
http://www.pcinpact.com/news/63958-musique-internet-spedidam-hadopi-remu...
Ou dogmazic/jamendo/boxson/auboutdufil etc.
Et là la SACD veut nous mettre une taxe sur la bande passante ? Je considèrerai alors le streaming/téléchargement illégal comme légitime (quitte à payer, autant en profiter)(déjà qu'il l'était par la taxe copie privée, puisque sans condition de licéité ce que je copie d'une source illicite pour mon usage perso est de la CP).
http://www.pcinpact.com/news/67343-sacd-taxe-bande-passante-rogard.htm
Rarement, j'écoute ceux que j'ai déjà en général, en CD.
Récemment (Noël dernier), j'ai acheté la BO de Tales of Symphonia pour un parent et Made in Heaven de Toshi pour moi, les deux en occasion (introuvables neufs) (jlui avais fait écouter TOS et FinalFantasy12, téléchargés illégalement, et ai pris celui qu'il a choisi), CDs achetés avec un intermédiaire sur Yahoo Auctions (TOS étant introuvable ailleurs même sur ebay), avec plein de frais de ports et de marges (50€ = la moitié du prix total), ce qui me dissuade de recommencer YA.
Avant cela, j'ai acheté le CD d'un chanteur de folk inspiré quebecquois normand, Gullivan, après un concert gratuit sur une place de village. 10€, Dédicacé :)
Encore avant, j'ai acheté du X Japan une fois dans un magasin d'import japonais, mais il ne fait plus d'import de musique, seulement des jeux vidéo. Et je suis allée à leur concert cet été (enfin maintenu après trois annulations).
J'ai voulu acheter du Helloween à la Fnac (même pas la peine de rêver y trouver du X Japan) mais le seul CD était à 25 euros. Le double CD de X Japan m'avait coûté 20 euros, c'était celui-ci http://www.metalmusicarchives.com/x-japan--x-japan-best-fans-selection%2..., 1h40 à peu près. Je viens de penser à comparer ça avec le prix sur une offre légale de téléchargement de mp3, la première trouvée avec google est http://www.mp3million.com/download/X%20Japan/Best-Fan%27s%20Selection%20CD1, qui a une mauvaise réputation WOT http://www.mywot.com/en/scorecard/mp3million.com, mais où les prix sont faibles (0,08€/chanson). En mp3, il n'existe pas sur amazon :
Your search "x japan fan best selection" did not match any products in: MP3 Downloads
en effet ils n'ont pas beaucoup de X Japan http://www.amazon.com/s/ref=nb_sb_noss?url=search-alias%3Ddigital-music&..., et pour chaque résultat il y a soit l'achat physique soit numérique donc on ne peut pas comparer les prix.
J'ai voulu chercher sur le itunes store, il me demande d'installer itunes. Bon c'est vrai que le groupe s'était surtout consacré au Japon, ces derniers temps ils commencent à s'exporter à l'international, grâce aux fans qu'ils ont acquis grâce au partage de musique/youtube (Yoshiki a dit le rôle d'internet dans jenesaisplusquelle interview), mais peut-être uniquement avec leurs nouvelles chansons :( Maintenant j'attends le dvd de la tournée européenne (concerts dont évidemment on n'a entendu parler nulle part à la tv/radio sauf sur NoLife, contrairement à l'Allemagne (RBB Aktuell) ou l'Amérique, pensez donc du métal, et japonais en plus...)
Concernant Helloween maintenant, quand sur amazon je fais une recherche "helloween", les albums physiques sont moins chers que les albums mp3, donc si j'en achète ce sera du physique : http://www.amazon.com/s/ref=nb_sb_noss?url=search-alias%3Dpopular&field-...
Une autre raison est que le mp3 est compressé par rapport au cd, donc il me semble de moins bonne qualité, et que le cd a souvent une boîte + livret avec paroles, appréciable en ces temps de chasse à paroles.net, et que la version numérique ne me semble pas posséder. Et pour l'avoir en numérique il suffirait de le copier sur le pc.
Abonnement Spotify. Comme Sariel, cela permet de découvrir des artistes au gré des écoutes ...
Même si les changements de catalogues & les restrictrions géographiques ont tendance à tenter d'aller voir sur Youtube/DailyMotion.
Pour l'achat de musique, fuyant Apple ... la seule musique que j'ai du acheter était sur Amazon car je ne la trouvais vraiment pas ailleurs et donc que je n'avais pas le choix. Sauf que payer presque 50% de mon abonnement mensuel pour Spotify pour un titre ... cela donne pas forcément envie de recommencer.
Après imaginer un système d'abonnement où une partie est réversée aux artistes qu'on aura directement désigné ... parce qu'on apprécie leur boulot etc ... pourrait-être pas mal aussi ... car là que ca soit pour le titre acheté ou l'abonnement, le reversement est flou ...
Moi, je ne consomme pas de musique on-line.
Ah, si : je présente à ma fille des "tubes" passés (La rate qui se dilate, Henri Salvador, Mirza et autres) sur Youtube... (Suis-je un pirate alors ?)
Et sinon, j'achète des disques ou les emprunte à une de mes médiathèque.
Un abonnement premium à un service de musique c'est a peu pret 10 € par mois. Avec cet abonnement on ne peut pas écouter partout, et pas sur tous les appareils. Dès qu'on stop l'abonnement, plus de musique.
Pour les foyers de plusisuers personnes, la lisibilité des offres n'est pas fabuleuse. Un abonnement par personne ? Tout dépends des apareils ?
Avec de l'achat définitif, pour le même budget mensuel on peut avoir une double poignée de morceaux, en général - même si il y a un manque de visibilité - sans DRM, ce qui permet d'ecouter sur tous les appareils, même lecteur CD, pour autant de personnes que le foyer en compte. A la fin on s'est constituer un patrimoine de morceau, qui certes à ce jour n'est pas vraiment re commercialisable sur le marché de l'occasion, mais qu'on peut continuer à écouter sans payer plus.
In fine tout va dépendre du type de consommation, mais pour la maison, c'est numérisation de l'existant et achat au titre...
Pour ma part, j'ai un compte gratuit chez Spotify, ça me permet de découvrir de nouveaux artistes. Si ça me plait, j'achète le CD (oui, je reste attaché au matériel).
Sinon, Jamendo, et je rémunère les artistes soit en payant, soit en faisant découvrir autour de moi.
L'abonnement permet l'accès immédiat à un immense catalogue. C'est la solution idéale. Reste que les plays list ne sont pas interopérables entre opérateurs, ni même exportables pour être conservées (comme on conserve ses disques dans des cartons au grenier). Je n'imagine pas passer des heures à tagger ma musique et tout perdre si mon opérateur disparait ou si je dois changer de plateforme ; ne pas pouvoir transmettre/échanger mes play list indépendamment des marques d'opérateurs. La musique doit rester interopérable...
De plus, il manque encore et toujours les métadonnées standards qui permettraient de croiser toutes les infos sur un titre, un album, un artiste, un auteur, un musicien... Il existe des "codes" utilisés par les professionnels (ISRC, ISWC, ISNI) pourquoi ne sont ils pas mis à la disposition du public sur le principe de l'Open data ? Cela permettrait de créer de formidable outils de recommandation, de découverte, au service de la diversité. Voir http://www.lamusiquedemain.com/manifeste
Je je privilégierais clairement l'achat à l'acte pr rapport à labonnement bien évidemment, mais si c'était possible !..
C'est à dire ? C'est à dire dans un environnement offrant une vraie plus-value utilisateur à acheter par rapport à pirater, ce qui est aujourd'hui exactement l'inverse : acheter ne peut que pénibiliser la chose, et dans le meilleur des cas n'offre strictement aucune plus value utilisateur, toujours histoires de fichiers backup synchro transfert ou liens "à jamais" à fabricant de machine, magasin en ligne, etc.
Ce qu'il faut c'est une vraie alternative non monopolistique de publication sur internet avec achat à l’œuvre offrant une vraie plus value à acheter par rapport à pirater (j'ai acheté ça ça marche et puis c'est tout sur machines actuelles ou futures, je ne m'occupe d'aucun fichier, copies, backups, etc, concept atawad), ce qui quoi qu'on en dise à plus ou autant à voir avec le besoin d'une nouvelle fonction et séparation des rôles qu'avec des questions techniques :
http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/concepts-economie-numerique-draft/
Le « tout abonnement » ça sent le gaz, l’électricité, le téléphone, de fait contraire à l’achat « coup de coeur en une fois » qui il me semble correspond beaucoup plus à ce qu’il faut pour le contenu en favorisant aussi les vrais nouveautés (avec le tout abonnement, une nouveauté ne changeant pas la valeur globale des abonnements, tt le monde s’en fout un peu), et sans oublier bien sur que quand l'oabonnement s'arrête tout par avec play list et compagnie :
http://iiscn.wordpress.com/2011/06/28/la-vod-un-concept-denfant-de-la-tele-a-oublier/
Quant au piratage, la seule approche valide est :
1) concentrée sur les centres et non utilisateurs finaux (il y a toujours des centres du fait du besoin de catalogues, "peer to peer" aussi une vaste hypocrisie dans les termes et tout le monde le sait)
2) Aucun besoin de monitorer les flux utilisateurs.
3) besoin de procédures légales et publiques pour le blocage des sites:
http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/piratage-hadopi-etc
Pas parfait peut-être mais la perfection on s'en fout comme du piratage zéro, surtout quand ça ne veut rien dire. Et ne pas oublier que les "darknets" et compagnie ça reste des overlays avec serveurs à adresse IP, n'ayant pas vocation à priori à poser des cables transatlantiques. En plus cette approche beaucoup moins chère à opérer qu'hadopi, vrais décisions de justice et pas simple opérations de police.
Quant à la licence globale, non solution typique, beaucoup trop « top down » :
http://iiscn.wordpress.com/2011/07/03/licence-globale/
Ne pas oublier que le concept ou système de droits d’auteurs a été mis en place à la révolution française quand il n’y avait précédemment que des « privilèges » (et pas que pour les livres aussi pour d’autres produits, c’est à dire droit de fabriquer qq chose à quelques personnes), qu’il n’y avait alors pas d’ »éditeurs » au sens actuel mais plutôt des « libraires/imprimeurs », et que beaucoup s’arrogeaient le droit de copier et vendre un peu ce qu’ils voulaient. Et d’une certaine manière une licence globale renforçant les majors, où basée sur « subventions quand on connait », plutôt un retour en arrière vers une autre forme de privilèges, à ce sujet pour les livres :
Un système d’achat à l’oeuvre non monopolistique permettrait au contraire de vrais nouveaux entrants, rééquilibrage de certains pourcentages, baisse des prix, et en sortant aussi de cette mentalité « tout abonnement » qui sent le gaz, l’électricité ou le téléphone, et de fait contraire à l’achat « coup de coeur en une fois » qui il me semble correspond beaucoup plus à ce qu’il faut pour le contenu en favorisant aussi les vrais nouveautés (avec le tout abonnement, une nouveauté ne changeant pas la valeur globale des abonnements, de fait tt le monde s’en fout un peu), et le côté « foncièrement non monopolistique » est lui aussi essentiel sinon quelques monstres verticaux (genre amazon, gg, fb, apple) avec liens contenu machines ou comptes magasins en ligne, alors qu’aucune fatalité là dedans. Un site web est aussi une forme de publication (pas toujours), et quoi qu’on en dise le contenu sur le web vraiment pas terrible par rapport à ce que cela pourrait être, le dogme du tout gratuit, tout pub, ou tout abonnement ayant certainement beaucoup à voir là dedans. Par exemple un abonnement est proposé(ou était) pour le petit robert à 2,5€ par mois ou quelque chose comme ça, je ne l’ai pas pris (qui voudrait se trimballer un abonnement pour chacun de ses bouquins ?), mais si il était possible d’acheter en une fois à 5 10 ou 20€ le petit robert 2011 ou 12 sous forme « accès à vie »(dans l’esprit, garantie 5 ans vis à vis faillite ou quelque chose comme ça, et offres «upgrades»), et cela sans devoir se rappeler login/passwrd ou numéro de licence (à travers les tiers de confiance « tenanciers de bibliothèques personnelles» décrits ds le modèle), il est clair que j’achète (et beaucoup d’autres choses possible), et cela fonctionnerait certainement beaucoup mieux d’un point de vue économique du point de vue de l’éditeur aussi. Ces histoires de contenu liés à fabricants de machines, appareils, magasins en ligne, ou comptes « réseaux sociaux », sont vraiment infernales, surtout quand tout est quasiment là pour qu’il en soit autrement.
Et ne pas oublier que tout cela permettrait aussi d’ "interdire » l’approche monitoring à tout va des flux utilisateurs, après tout si la démocratie existe, au moins que cela serve à quelque chose.
Et beaucoup plus que des questions techniques, la mise en place d'un tel environnement nécessite une nouvelle fonction "tenancier de blibliothèque personnelles"(que des références --pas de copies dans ces bibliothèques) et séparation claire entre ces entités d'une part et créateurs/éditeurs/diffuseurs contenu d'autre par.
Pour ma part, j'achète rarement des CDs et fonctionne plutot sur le coup de coeur: j'achète après avoir écouté une partie de l'album sur des plateformes gratuites type deezer ou sur youtube quand cela est possible. j'accorde une grande importance à continuer d'acheter des disques, sans doute du fait de ma sensibilité accrue aux difficultés des artistes en tout genre du fait de mes études en Propriété Intellectuelle.. Mais j'avoue que le prix des disques est dissuasif... cercle vicieux en quelque sorte, lié également à la culture du gratuit et du libre.
J'avais un abonnement prenium sur deezer, mais leur application assez mal foutue sur WP7 m'a fait renoncer à l'offre. Le contenu était aussi incomplet.
Je regarderais l'offre Spotify dans quelques temps pour voir ce qu'elle vaut. Mais je ne suis pas convaincu qu'il y ait le contenu que j'attends.
Le problème, c'est que j'écoute le plus souvent de la musique qui "ne rentre pas dans le cadre".
La trouver de façon légale est un vraiment galère.
Et quand on trouve un album en import, il est vraiment trop cher.
Exemple : Maximum The Hormone, Buiikikaesu, disponible à 40€ sur amazon.fr......
Et aucune version numérique disponible.
J'écoute la musique sur mon portable, donc au format mp3, alors payer un CD pour devoir le numériser et refaire tous les tags mp3, c'est un peu long.
Il faut aussi compter que les mp3 achetable sont parfois d'une qualité très discutable... On a parfois l'impression de s'être fait arnaquer.
Donc, au final, aucune offre légale ne me conviens...
Bilan : ni abonnement ni achat à l'acte...
J'ai essayé les offres avec abonnements et aucune ne me paraît convenable à l'heure actuelle.
J'ai d'abord essayé Deezer avec les 5 heures gratuites par mois.
Mais en voulant l'essayer l'appli portable, j'étais limité à 30 secondes par chansons.
Pourquoi une telle discrimination de plateforme ?
Pourquoi pénaliser les utilisateurs de mobiles par rapport aux utilisateurs du Web ?
Bref j'étais prêt à payer pour Deezer mais finalement je ne préfère pas.
Je n'étais pas non plus attiré par Spotify, étant donné qu'il n'y a aucune interface web et qu'il faille obligatoirement télécharger une application. En 2011 à l'heure du Web "2.0" c'est une absurdité. Rajoutons à celà son lien obligatoire avec Facebook et l'on obtient la pire horreur possible.
Il y a également Quobuz qui propose un abonnement, mais 12€ / mois c'est vraiment trop cher.
A la critique des abonnements il faut ajouter les incessants changements dans le catalogues, des titres qui disparaissent du jour au lendemain et qui rendent l'offre instable et provoquent un déficit de confiance.
Bref je préfère acheter des MP3 sur des plateformes légales, mais il a fallu attendre pour celà qu'ils abandonnent les DRM afin que je puisse les lire sur mon OS, Linux.
Acheter sur des plateformes d'achat oui, mais pas n'importe lesquelles :
Certainement pas iTunes, qui oblige à télécharger l'application éponyme qui de toute façon n'est pas diponible sur Linux.
Les plateformes que j'utilise sont principalement Amazon MP3, Quobuz et Starzik, le premier américain possède un grand catalogue et à part la musique japonaise, j'y trouve tout ce que je cherche.
Les deuxième et troisième , des petits français proposent un catalogue varié et une multitude de format dont des formats libres.
Ce n'est absolument pas par chauvinisme que j'affirme que les 2 meilleurs dans le domaine sont des société française, mais je pense que si un soutien moral ou financier doit être apporté de la part des Ayant Droits et du Gouvernement, alors il doit être apporté à ces sociétés qui offrent un modèle innovant et ouvert.
En tout cas, en tant qu'utilisateur elles ont tout mon soutien.
J'ai pu tester Deezer avec l'abonnement de ma soeur (qui lui convient suffisament).
Ce service possède des qualités, une interface web en HTML 5 (abandon du Flash), catalogue assez grand. et une bonne qualité sonore même en streaming sur un réseau mobile.
Pourtant vu de l'extérieur,si la limite des 5 heures se justifie pour l'offre gratuite, les 30 secondes par chanson sur l'appli mobile sont plus discutables.
Pourquoi faire un distingo entre l'interface Web et l'appli mobile au lieu d'utiliser le quota de 5 heures sur les 2 ?
Bref, je trouve que Deezer néglige un peu ses utilisateurs gratuits, aussi ça ne donne pas vraiment envie choisir ce service plutôt qu'un autre et de payer pour.
Sur Spotify, l'abonnement gratuit interdit tout bonnement l'utilisation mobile. Mais je peux comprendre que les utilisateurs gratuits ne soient pas privilégiés, ils ne rapportent rien et consomment des ressources.
D'ailleurs, j'en reviens à la question finale: Quels seraient les autres modèles possibles ?
L'achat nous permet d'avoir le morceau chez nous, à volonté (aux restrictions d'utilisation près), l'abonnement permet d'écouter en ligne à volonté (c'est bien ça ?). Je ne pense pas qu'il y ait réellement d'alternative, à part l'abonnement déguisé, tel qu'il existe déjà: on ne paye pas mais on a de la publicité, visuelle ou audio, qui permet de rémunérer la plateforme.
Ca marche déjà bien avec les plateformes vidéos, et certaines plateformes audios. D'autres idées ?
@LWN
Le problème est que je n'ai strictement plus envie d'acheter des disques, même pas histoire de prix ou quoique ce soit, mais parceque cela ne corrspond plus du tout à ce que l'achat d'une oeuvre de contenu nuérisable devrait être, tout simplement ! Aucune envie de me trimballer un stock ne boite ne sachant qu'en faire, ni de me farcir la tache de "ripping", "transfert", "backup" ou je ne sais pas quoi.
Par contre, si il y avait un environnement du type : j'ai acheté ça, ça marche et puis c'est tout sur n'importe laquelle de mes machines, il est clair que j'achéterais. Et cela est tout à fait possible (en plus beaucoup plus question structure entre acteurs que technique)
http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/concepts-economie-numerique-draft/
Et le tout abonnement quelle horreur :
http://www.youtube.com/watch?v=6JAX6JmegGM
note : posté un message hier beaucoup plus complet toujours pas passé, les ciseaux ça y va donc, dommage pas sauvé ..
Abonnement illimité pour ma part.
Je pense qu’opposer l’abonnement illimité et achat à l’acte n’est pas la bonne démarche : les deux modèles méritent de coexister au même titre qu’une offre TV illimité et VOD pour des contenus premiums.
Il est de mon point de vue à noter que la maturité (disponibilité / lisibilité / …) des offres par abonnement est un réel facteur d’adoption. Si complémentaire que soit un achat à l’acte en terme d’usage, il est freiné par l’existence de DRMs, qui rendent malheureusement non exploitable les contenus acquis (de ce point de vue l’existence de clients cross plateformes est un plus pour les modèles par abonnement).
Enfin, et pour ce qui est de mon usage, je dois souligner l’avantage que représente un modèle de distribution de contenus affranchit de support physique : c’est un gage d’instantanéité d’accès aux contenus, de fiabilité de conservation, ainsi que de continuité d’accès en mobilité -> pour rien au monde je ne reviendrais au CD.
En synthèse : 100% de mes usages via un abonnement. Achat à l’acte : j’évite car 1) risque des DRMs et 2) nécessité de stocker / répliquer / …
j’évite car 1) risque des DRMs et 2) nécessité de stocker / répliquer / …
Justement il n'y a aucune "fatalité" dans le fait que l'achat à l'acte soit associé à DRM et nécessité stocker répliquer transférer etc
Mais cela nécessiterait un environnement commun comme évoqué ci dessus, avec vrai prise de risques des éditeurs sur prix et le fait que les achats sont "à vie" (pas de limite retéléchargement, j'achète une oeuvre et pas un fichier, si le fichier pas sur ma machine courante retéléchargement à la volée). Par contre cela nécessite des "tenanciers de bibliothèques personnelles"(disco video sito thèques, que références des oeuvres pas copies dans ces bibliothèques). Sinon très clairement tout cela va se terminer par deux ou trois monstres imposant leurs conditions (déjà quasiment le cas)
Oui, il serait intéressant qu'un (ou plusieurs) services soient proposés de "stockage" de contenu personnel. C'est actuellement déjà le cas, avec par exemple DropBox, Carbonite, ou une multitude d'autre, cependant c'est à l'utilisateur de gérer son contenu.
Effectivement, un service de "gestionnaire de contenu" serait utile, et je te rejoins là dessus (http://readingandraytracing.blogspot.com/2011/10/je-veux-tout.html et http://readingandraytracing.blogspot.com/2011/10/jen-veux-plus.html). Le problème sera de convaincre les vendeurs de contenu, qui veulent pour la plupart gérer ce contenu eux même dans "leur" cloud.
Mais un moyen d'atteindre ces vendeurs serait d'attaquer par le bout des "indépendants", qui pourront par exemple vendre "en direct" les produits, et les envoyer vers le gestionnaire de contenu. C'est un peu ce que fait l'OPDS (mais en mode "pull" uniquement).
On pourrait imaginer que les vendeurs donnent un accès via OPDS au contenu, et que le client ayant donné une clef d'identification, le gestionnaire de contenu puisse alors automatiquement "ingérer" celui-ci. Mais ça représente un paquet de taff à mettre en place.
Les oeuvres achetées ne sont en aucune manière du contenu personnel.
C'est en fait juste une référence : par exemple pour les livres les ISBNs, pour les films les références ISAN, ou numéro IMDB éventuellement, pour les sites web les URLs.
Et ce qu'il faut c'est des organisations tenant des comptes "bibliothèques personelles" mais juste avec des références, pas de copies, comme les sauvegardes de favoris par exemple.
Et il faut vraiment sortir de cet état d'esprit copies et fichiers, pour un environnement d'achat à l'oeuvre réellement distribué et non monopolistique. Après un cache sur chaque machine c'est tout.
Et cela ne veut pas dire ne pas pourvoir stocker des notes personnelles sur ces oeuvres (signés dans bouquins, séquence de film, ou sur ces oeuvres, play list par exemple).
Mais il faudrait aussi que les informaticiens sortent de leur syndrome paroxystique du cordonnier toujours le plus mal chaussé, et comprennent que l'on a besoin d'un stock de références genre code barre GS1, et que ce n'est en aucune manière une syntaxe XML ou quoique ce soit d'autre qui adresse ce point.
Non, je ne suis pas d'accord avec un remplacement complet des transferts de contenu/fichiers par un transfert de références uniquement, à moins qu'un ou plusieurs tiers de confiance (hors des vendeurs de contenus) gèrent le stockage des versions de référence. Sinon, sitôt l'arrêt (ou le changement) d'activité des vendeurs signifieraient la perte des achats de TOUS les clients de ce revendeur. De plus, il faudrait que le système de lien permette, en cas de "faillitte" d'un ou plusieurs intervenants, de reconstituer l'ensemble des collections.
Si par contre la BNF ou plusieurs autres services se portaient garants de cette référence, pourquoi pas, mais là encore, une réplication multiple me semble nécessaire, et à condition qu'elle permette aussi la sauvegarde individuelle des fichiers de l'ensemble d'une bibliothèque.
A part ça, si vous voulez ajouter une identifiant unique à chacun des livres, celà veut dire nécessairement
- soit l'entretien d'une base commune centralisée (type ISBN ou GS1), avec pour conséquence des couts induits dans la publication de contenus sous peine qu'ils ne puissent être pris en compte dans le système,
- soit l'utilisation d'identifiants générés aléatoirement de type UUID (mais libre à quelqu'un d'employer un UUID déjà donné pour quelqu'un d'autre et donc de fausser le système)
- soit une checksum identifiant de manière unique le contenu en lui même, mais qui n'est pas "résiliente" aux changements de formats ou de binaires...
Bref, pas de solution parfaite.
A vrai dire, votre solution pourrait (à la rigueur) convenir pour des des "locations/abonnements" plutot que pour des achats, mais c'est justement un changement que je ne suis pas prêt d'accepter.
C'est marrant, toujours les mêmes mythes chez les informaticiens : il n'y a en aucun cas une "base centralisée" pour les ISBN ou les codes barres GS1 ! (et pourtant les caisses des supermarchés marchent très bien)
Pas plus que pour les numéros de téléphones d'ailleurs ..
Juste des organisations gérant des préfixes et délégations, c'est tout.
Ou pour les DOIs utilisés pour la plupart des articles de recherche, et beaucoup d'autres
Quand au UUID, il s'agit là d'identifier les oeuvres et éditions pas instances de copies, rien n'empêche d'utiliser des trucs genre GS1.
Sinon oui d'accord, besoin de garantie de "service", sur le fait que quand on a acheté une oeuvre on peut la retélécharger à tout moment, mais bon quand on considère ce que ça représente, pas le point bloquant à mon avis, et effectivement BNF en dernière instance pourquoi pas. (sans compter que si apple fait faillite ou beaucoup de services équivalent genre cloud, plein de trucs parte en vrille aussi)
Mais derrière iTune par exemple il y a Akamai (30% traffic web en tout par là), dans le principe il y aurait des éditeurs (et labels pour la musique), et des "hosteurs" (type akamai) sans doute beaucoup moins de hosteurs que d'éditeurs, et ayant un pourcentage sur le prix de vente, donc garantie mise à dispo peut être dans le contrat aussi.
Et oui aussi possibilité sauver copie locale sans DRM si on le veut vraiment.
YT759, d'une manière ou une autre, il y a un "truc" en haut qui gère un enemble de numéros, les répartis entre des organisme et leur dit à chacun "c'est ces numéros là que vous avez le droit de distribuer. Et les organismes à leur tour peuvent soit attribuer directement des codes (individuellement ou par plages) soit les "déléguer" à nouveau...
Bien que je ne connaisse GS1 que depuis votre post, cette référence (http://www.gs1.fr/gs1_fr/adhesion_en_ligne/pour_etre_membre_de_gs1) me montre bien que c'est payant... ce qui indique bien, comme je le disais des couts...
Sinon, je ne parlais pas nécessairement de faillitte mais aussi de changement de service : on a déjà vu (et on reverra sans doute) des revendeurs arrêter un service (ou le transferer), sans nécessairement assurer un suivi correct des clients ayant acquis des produits. Jeux Videos avec lien vers un serveur, livres numériques, musique... Et sans vouloir être méchant, lors d'une vente, seul le revendeur final est tenu au service, pas les intermédiaires, exit donc (à mon avis) les éditeurs comme "caution" sur le long terme.
Et pour moi, qui achète pas mal "indépendant", je pense justement qu'un service proposant le stockage "externalisé" est absolument nécessaire, tant pour eux que pour leurs clients.
Ah, aussi j'ai oublié : En fait, le problème de réplication ne se poserait que pour les contenus "protégés" puisque sinon, il suffirait effectivement à chaque "gestionnaire" de garder une copie unique de chaque œuvre quel que soit le nombre d'utilisateur, et effectivement un lien pour chacun vers cette copie locale.
Et alors ? Déjà ça n'est pas du tout "en haut", mais c'est beaucoup plus --en bas--, point extrêmement important pour comprendre.
Et puis des éditeurs de bouquins il y en a beaucoup, non ? Et je ne pense pas que l'organisation ISBN n'ait jamais eu quelque mot que ce soit à dire sur quel bouquin pouvait être publié ou non (à part les siens sans doute)
Et des numéros encore plus !
128 bits (taille d’une adresse IP v6), cela représente 5 10^18 numéros par millimètre carré de terre, ou 1 10^16 numéros par seconde et par habitant sur un millénaire pour une population de 10 milliards.
Et puis un dossier ou un fichier sur un volume ntfs ou autre style unix, tout cela à un inode, aussi, non ?
Et pour toi c'est normal d'imposer à un créateur de passer à une "caisse" privée pour publier/distribuer vers le "public" ?
Tu as raison, ISBN se contrefiche des livres publiés, tant qu'ils touchent de la tune pour ça...
Pour autant, perso, je préfèrerais quelque chose de plus"tangible" qu'une "autorisation de télécharger un numéro" chez un "gestionnaire de contenu".
Tu as payé beaucoup pour ton adresse IP ?
Distribuées de la même manière je te signale ...
Tu penses vraiment que le cout d'un numéro ISBN (organisation à but non lucratif par ailleurs) est ce qui détermine le fait qu'un livre est publié ou pas ?
Tu sais que publier une video sur youtube alloue aussi un numéro à cette vidéo ?
Tu sais que 128 bits (taille d’une adresse IP v6), cela représente 5 10^18 numéros par millimètre carré de terre, ou 1 10^16 numéros par seconde et par habitant sur un millénaire pour une population de 10 milliards. ?
Et un tel environnement n'empécherait en rien de faire des copies locales à priori, problème indépendant.
Il faut rester sérieux 5 minutes ..
Bien au contraire, un tel système permettrait de nouveau entrants bénéficiant de la même "abscence de friction" que les autres, bien évidemment.
Ben une partie des 30 € que je paie par mois à mon FAI lui sert à payer la location de cette adresse IP...
Quand à Youtube, qu'il distribue comme il veut "ses numéros", je ne suis pas sûr qu'ils aient une quelconque valeur chez les autres "hébergeurs" de vidéo... Or ce qu'il faudrait, ce serait effectivement une valeur valide quel que soit le "contenant/gestionnaire".
Des nombres astronomiques, j'en connais plein, et oui, on pourrait très bien associer un numéro ou identifiant unique à chaque fichier/contenu (voire même à chaque version), sans soucis, nul besoin d'ailleurs d'en faire un "numéro" de type ISBN , comme je le disais un Hash ou un UUID ferait tout aussi bien l'affaire.
Donc au final on est d'accord... reste à créer un service "gestionnaire" gérant le "contenu" acheté par chacun, gardant trace des autorisations d'usages de chacun pour ces contenus, les redistribuant à la demande, soit en le renvoyant vers le fournisseur initial, soit en lui envoyant une copie "cachée" localement.
Reste à convaincre les utilisateurs de la fiabilité de ces "gestionnaires",
Reste à convaincre les gros "détaillants" de se défaire d'une partie non négligeable de leur mainmise sur leur base client (Coucou Amazon !) et d'accepter de sous-traiter leur "cloud" à un gestionnaire...
Bref, une jolie utopie. Mais c'est ça qu'on voudrait...
Bon réponse postée mais pas passée apparemment, pas évident de discuter ici ...
"Pour autant, perso, je préfèrerais quelque chose de plus"tangible" qu'une "autorisation de télécharger un numéro" chez un "gestionnaire de contenu".
Ca n'est pas télécharger un numéro !
Exemple :
-Tu achètes le nouvel album xyz du groupe abc sur ton téléphone dans le métro, à 1 ou 2 €.
-L'album est téléchargé sur ton téléphone tu peux l'écouter instantanément, en touchant l'icone dans ton "finder" bibliothèque personelles.
-Tu reviens chez toi allume ton pc ou mac, l'album xyz apparait aussi dans ton finder "bibliothèque personnelle" (exactement le même contenu de bibliothèque personnelles en tant que références)
-Sur la télé pareil, etc
Si plus de place dans le cache de ton téléphone trop de disques ou trop de films et tu achètes un film à 2 ou 3€ HD en promo, le système vire certaines copies automatiquement (genre film pas regardé depuis des lustres), mais les disques ou films apparaissent toujours exactement pareil dans ton finder "bibliothèque personnelle" (avec éventuellement point rouge ou vert pour notifier copie en local ou pas, possibilité notifier ça garder toujours en local etc).
Tu peux ranger les trucs comme tu veux dans ton finder, même rangements apparaissent sur divers appareils. Aucune difficulté technique majeure (rien d'évident non plus bien sûr), par contre essentiel que ce soit non monopolistique et pour cela besoin d'espaces de référence partagés et quelques protocoles les utilisant.
On est parfaitement d'accord sur la manière dont ça "devrait" se passer, c'est d'ailleurs comme ça que fonctionnent les achats d'ebooks chez Amazon. Mais justement, c'est réservé à Amazon, avec leur matériel et logiciel, et aux achats effectués chez eux (à quelques détails près).
Mais justement, ce qu'un "gestionnaire" pourrait apporter c'est un "meta" Amazon, offrant les même services, mais quel que soit le détaillant chez qui on a effectué les achats.
Ce que je ne voudrait par pour un tel "gestionnaire" c'est qu'il se contente de conserver pour moi mes "preuves d'achats", ce qui du coup mettrai mon contenu à la merci d'une éventuelle cessation de service de la part du détaillant. C'est ce que je sous-entendais quand je disais que je voulais quelque chose de plus tangible.
C'est pourquoi j'insisterai pour que le gestionnaire conserve au moins une copie du contenu (qui pourrait être partagée/réutilisée pour les multiples personnes ayant acquis ce même contenu)
Cela signifie qu'il faudrait un système permettant à un client de transmettre une "preuve d'achat" (obtenue à l'issue de la transaction), vérifiable auprès du détaillant, et acceptée par celui-ci pour lui fournir (si nécessaire) une copie du contenu, puis attacher l'achat au compte du client.
Idéalement, client comme gestionnaire devraient pouvoir conserver facilement ces "preuves d'achat", pour pouvoir par exemple reconstruire l'ensemble de la collection en cas de défaillance de l'un ou l'autre des acteurs. On pourrait même donner la possibilité à un gestionnaire de présenter une preuve d'achat à un autre gestionnaire pour reconstruire sa base de donnée.
Ah, oui, et puis aussi cette idée de ne conserver qu'un "identifiant" pour un "contenu" ne peut que difficilement s'appliquer aux contenus "protégés", que ce soit par DRM ou marquage, à moins de donner au gestionnaire la possibilité d'obtenir un "master" et de reconstituer des fichiers DRMisés en direct...
Pardon ? J'avoue ne pas avoir compris du tout ton dernier point.
Identifier une publication dans un environnement de références partagées c'est exactement cela : Identifier une publication dans un environnement de références partagées.
Je ne vois pas le rapport avec les DRMs (problème indépendant en fait, c'est à dire possibilité DRM ou pas dans un cas comme dans l'autre, perso je suis anti DRMs, par contre lutte anti piratage sur les centres)
Après il y a le fait que quand tu cliques sur cette référence (enfin icone et titre sur l'écran, en gros ces références strictement jamais vues par l'utilisateur) ça aye chercher le bon fichier, ça c'est lié à la relation de confiance et au fait que les système fonctionnent, exactement comme quand tu commandes un bouquin chez Amazon avec tel ISBN, tu leur fais confiance pour qu'ils t'envoient le bon bouquin et pas un autre.
Et oui ça veut aussi dire que la publication est liée à un "acte de publication" et allocation du numéro à cette pblication, mais bon de fait de toute manière déjà le cas dans tout espace de publication.
C'est toujours le même point en fait : Supposons que je veuille recharger un livre que j'avais acheté chez Amazon il y a 3 ans, lu alors, et qu'il ne se trouve plus "en local" chez moi.Je clique dessus dans mon logiciel, qui se connecte à mon gestionnaire, qui le recherche. Soit il l'a en local (ce qui implique comme je le disais qu'il ait gardé "ma copie" chez lui), soit il faut qu'il aille le chercher chez Amazon, qui pourrait très bien avoir "oublié" de le convertir à son nouveau format AZW25 lors de sa migration et n'est donc plus en capacité de me le fournir...
Mon problème c'est qu'effectivement je n'ai AUCUNE confiance en Amazon, Smashwords, Sony, Bookeen etc. pour conserver mes achats à ma place sur le long terme. Suffisamment de gens se sont fait avoir par des "changements techniques" et y ont perdus leur contenu pour que je leur accorde plus de confiance que nécessaire.
Pour autant, je pense qu'un service de "gestionnaire" pourrait apporter à la fois le confort d'une gestion centralisé type "cloud", et m'offrir les garanties que je souhaite, par exemple avec l'adoption de protocoles communs, ainsi que des moyens de "porter" mon contenu d'un gestionnaire à l'autre, ou même de le confier à plusieurs gestionnaires simultanément.
"
On est parfaitement d'accord sur la manière dont ça "devrait" se passer, c'est d'ailleurs comme ça que fonctionnent les achats d'ebooks chez Amazon. Mais justement, c'est réservé à Amazon, avec leur matériel et logiciel, et aux achats effectués chez eux (à quelques détails près).
Mais justement, ce qu'un "gestionnaire" pourrait apporter c'est un "meta" Amazon, offrant les même services, mais quel que soit le détaillant chez qui on a effectué les achats.
Ce que je ne voudrait par pour un tel "gestionnaire" c'est qu'il se contente de conserver pour moi mes "preuves d'achats", ce qui du coup mettrai mon contenu à la merci d'une éventuelle cessation de service de la part du détaillant. C'est ce que je sous-entendais quand je disais que je voulais quelque chose de plus tangible.
C'est pourquoi j'insisterai pour que le gestionnaire conserve au moins une copie du contenu (qui pourrait être partagée/réutilisée pour les multiples personnes ayant acquis ce même contenu)
Cela signifie qu'il faudrait un système permettant à un client de transmettre une "preuve d'achat" (obtenue à l'issue de la transaction), vérifiable auprès du détaillant, et acceptée par celui-ci pour lui fournir (si nécessaire) une copie du contenu, puis attacher l'achat au compte du client.
Idéalement, client comme gestionnaire devraient pouvoir conserver facilement ces "preuves d'achat", pour pouvoir par exemple reconstruire l'ensemble de la collection en cas de défaillance de l'un ou l'autre des acteurs. On pourrait même donner la possibilité à un gestionnaire de présenter une preuve d'achat à un autre gestionnaire pour reconstruire sa base de donnée."
Dans ma version des choses, présentées ci dessous :
http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/concepts-economie-numerique-draft/
et également dans ce texte (2007), envoyée à Olivennes quelque autres avec également lettre pronant que si "lutte" antipiratage alors dirigée vers les centres et non utilisateurs finaux (ce qui permet de ne monitorer en aucun cas les flux utilisateurs), il y a une séparation claire entre des "tenanciers de bibliothèques personnelles", avec juste références d'une part, et de l'autre magasins en lignes créateurs/éditeurs/ et hosteurs diffuseurs de contenu.
A mon avis la bonne approche, car les contrats sont en fait entre les éditeurs et les "hosteurs ou diffuseurs" pour qu'ils maintiennent l'oeuvre (ou telle édition) à disposition, après on peut voir à autres principes approchant (et stabiliser noms pour les roles), mais l'avantage de cette version à mon avis, est qu'elle resprésente bien les dépendances entre acteurs d'une part, et que ça permet de définir les "bibliothèques personnelles" de manières précises, pouvant aussi contenir d'autres choses, comme par exemple login/passwrd pour divers sites, et sortit de l'approche tendancielle aujourd'hui du genre compte fbook ou twitter pour se loguer sur tous les sites, ce aspect plus ou moins résumé ci dessous :
http://iiscn.wordpress.com/2011/06/29/idenum-une-mauvaise-idee/
Note : j'espère que la "modération" voudra bien laisser passer ces liens, vraiment difficile de faire sans dans un message de forum.
C'est là qu'on n'est pas d'accord : quand j'achète un livre/contenu, moi, acquereur, j'établie et accepte, en accord avec le vendeur, un contrat de vente de ce contenu. Par ce contrat, vendeur me donne un certains nombre de droits (celui de lire/exploiter l'oeuvre pour mon usage personnel, ainsi que dans le cercle familial).
Que dans le cas du numérique, je ne puisse pas revendre cette oeuvre ne me dérange pas tant que ça personnellement, mais en échange, je considère avoir un droit d'accéder à cette oeuvre "ad vitam eternam", et non pas dans une durée arbitrairement posée par les créateurs ou par la durée de vie d'un service par un gestionnaire/revendeur/éditeur/publieur ...
Votre approche déprécie la réalité de ce droit que j'acquiert lors de mon achat au profit de ceux des créateurs, diffuseurs, et marchands.
PS : Je vais étudier de plus près votre schema et copies_licenses...
@TheSFreader
"Que dans le cas du numérique, je ne puisse pas revendre cette oeuvre ne me dérange pas tant que ça personnellement, mais en échange, je considère avoir un droit d'accéder à cette oeuvre "ad vitam eternam", et non pas dans une durée arbitrairement posée par les créateurs ou par la durée de vie d'un service par un gestionnaire/revendeur/éditeur/publieur ...
Votre approche déprécie la réalité de ce droit que j'acquiert lors de mon achat au profit de ceux des créateurs, diffuseurs, et marchands."
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Ben on doit mal se comprendre, car c'est exactement ce qui est proposé (et on peut aussi envisager que l'on pourrait revendre les licences d'ailleurs, si on ajoute des licences, ce qui peut tout à fait faire sens pour les choses assez chères jeux logiciels ou autre")
Après la structure proposée est ce qui à mon avis fonctionnerait le mieux entre acteurs, et qui permet aussi de bien diférencier oeuvres/publications achetés et données et projets personnel, par contre un "espace disque cloud"(équivalent DD 200 giga disons) pourrait être "acheté" enfin dans ce cas l'abonnement fait beaucoup plus de sens, mais dans tous les cas "le contrat" écrit sur le "m-account" avec toutes les références technique ou autres qui vont bien pour y accéder de n'importe quelle machine. Le "m-account" est un peu comme un compte bancaire, ou plûtot écriture notariale "tiers de confiance", qui certifie que j'ai acheté ce truc et donc que je peux y accéder de machines actuelles ou futures sans m'occuper de copies backup transfert synchro et compagnie.
Après si Amazon ou autre veulent entrer ou pas dans l"environnement" ou rester dans leurs modèle "vertical", à eux de voir, mais rien n'empêcherait non plus les éditeurs de publier aussi leurs catalogues dans cet environnement si Amazon n'y entre pas. Et nouveaux entrants aussi.
Sans oublier qu'il y a une forme de publication qui à mon avis pourrait se développer dans cet environnement (et pour laquelle l'aspect "copie" n'a pas toujours un sens précis), tout simplement le site web, petit robert 2011 ou 12, beaucoup d'autres choses possibles (et tout peut aussi s'y ramener plus ou moins).
note : désolé fautes messages précedents, écrits vite un peu à la bourre
Je vois bien ce que vous dites, mais si le client ne peut demander la copie de la "licence" chez de multiples notaires, il est à la merci de la "faillitte" de celui-ci. De plus, si un seul "hosteur" est disponible pour chaque "contenu", le client (ou plutot sa médiathèque) est encore une fois à la merci de celui-ci.
C'est pourquoi je préconise plutot que le notaire héberge le contenu en plus de la licence, et que l'utilisateur puisse demander à de multiples notaires de conserver chacun une copie de chaque license et contenu. (en plus de pouvoir demander une copie intégrale locale de tout ça...).
A part ces problème de qui conserve une copie de quoi, je crois qu'en fait on est très d'accord sur le fond...
Mais non, si tu as une action tu l'as dans une seule banque, mais tu peux déménager ton compte si tu le souhaites, l'éditeur à un contrat avec un hosteur pour maintenir l'oeuvre à disposition, si il veut il peut changer à un moment ou un autre, ça continue à marcher pour toi. En cas de faillite éditeur ou hosteur, oui des choses à prévoir.
Toi tu as un contrat avec un notaire, si tu veux tu peux déménager toute ta bibliothèque à un moment ou un autre. (ou avoir "quelques" comptes "bibliothèque personnelles" si tu veux chez différents notaires avec différentes oeuvres, aucun fétichisme d'unicité à avoir ici, mais pas franchement de raison non plus).
A mon avis c'est bien la meilleure manière pour que tout fonctionne correctement (et y compris pour changement de format, si nouveau format à un moment, le fait qu'un seul hosteur ait une oeuvre, fait qu'il peut te proposer nouveau format).
Note : mais oui clairement à la fin cela repose sur des relations de confiance entre acteurs, comme beaucoup de choses aujourd'hui, mais relations de confiance qui il me semble pour s'établir nécessitent justement plusieurs acteurs dans chaque rôle et règles communes, en particulier si on veut éviter tout ce à quoi les positions dominantes de 2 ou 3 monstres peuvent amener (propres règles de censure(apple), pourcentages obligés vis à vis des créateurs/éditeurs(apple, amazon), gg se positionnant sur le contenu payant et commencant à retirer les liens MU et autres des résultats de recherche, compte facebook obligatoire pour service spotify, etc, etc ..)
Pour préciser, je pense que c'est vraiment important un seul hosteur pour une oeuvre (enfin différentes éditions aussi possibles), mais qu'il y ait un endroit qui fait foi sur ce que tu as acheté, un peu comme les "bon à tirer" et imprimeur pour les livres, une édition un seul imprimeur. Si copie chez les divers notaires, en fait ça dilue la "responsabilité". En permanence l'éditeur est tenu de savoir chez qui l'oeuvre est hostée, et la référence sur ton compte chez le notaire identifie clairement cette oeuvre, donc éditeur et hosteur.
Non, je ne suis définitivement pas d'accord là dessus. Un hosteur unique, même si "garanti" par un état ou autre, c'est trop peu de redondance. Ne serait-ce que pour le très très long terme. Notre responsabilité ne va pas principalement aux auteurs, mais à la "postérité". Si un hosteur se pète la gueule, c'est toutes les oeuvres qu'il hostaient qui sont perdues pour l'humanité.
Si nos historiens ont des éléments à analyser aujourd'hui c'est grace à la multiplication des éléments à retrouver, et non pas à leur limitation. Si les oeuvres sont restreintes en nombre de copies, c'est autant de risque de les perdre sur le très long terme.
Mais je n'ai jamais dit qu'il devait y avoir un hosteur unique, bien au contraire :
-Plusieurs hosteurs
-Plusieurs "notaires de licences/contrats" ou "gestionnaire de bibliothèques personnelles"
-Bien sur plusieurs éditeurs ou labels (à priori beaucoup plus que les rôles au dessus), et encore plus d'auteurs/créateurs
Par contre pour une édition d'une oeuvre :
1 seul éditeur, 1 seule référence, 1 hosteur à un instant T (mais pas de DRMs, pas d'interdiction formelle pour les utilisateurs de faire des copies locales)
1 éditeur peut déplacer tout ou partie de son catalogue d'un hosteur à un autre
1 utilisateur peut déménager sa (ou une de ses) "bibliothèque de licences/contrats" d'un "gestionnaire de bibliothèques personnelles" à un autre
Et tout cela est public (au sens information publiée pour les oeuvres éditeurs et hosteurs associés, pas au sens organismes public), et c'est bien ce qui garantie le bon niveau de responsabilité pour chaque rôle, et pérennité des oeuvres associées. En particulier dans la capacité à identifier où se trouve la copie de référence en cas de faillite d'un hosteur ou éditeur (et cela ne se fait pas du jour au lendemain, et puis il faut aussi relativiser sur la taille en terme de gigabyte de ce dont on parle).
Lorsque je parle d'hosteur unique, c'est du point de vue d'une oeuvre donnée. Et nous somme donc en désaccord.
Le fait que l'éditeur puisse déménager son catalogue d'un hosteur à l'autre est également pour moi rédhibitoire... On a déjà vu des éditeurs/vendeurs/hosteurs retirer des oeuvres de la médiathèque personnelle déjà acquises par quelqu'un, cette centralisation me fait vraiment peur !
Sans vouloir crier au loup, l'autodafé par appui sur un bouton unique me fout une trouille d'enfer !
Oui clairement en désacord là dessus, mais je pense au contraire que les responsabilités et rôles proposés permettent justement d'éviter ce que tu crains, et je ne comprends pourquoi tu considères cela comme centralisé. Par exemple la séparation claire éditeur/hosteur ferait qu'un éditeur ne pourrait pas retirer une oeuvre en appuyant sur un bouton, en clarifiant l'acte de publication.
Ce qui est clairement hyper centralisé par contre, c'est bien l'environnement vers deux ou trois monstres vers lequel on se dirige (cela étant en plus vu par beaucoup de gens comme une fatalité), associé à cette espèce d'éblouissement ou hypnose pour les machines, en ne parlant quasiment plus de contenu, de fait Mac Luhan avec son "the medium is the message" n'avait peut-être pas tord, les machines, appareils ou terminaux faisant aussi parti du medium. Et le fait que l'on se dirige vers cet "hérésie" contenu payant lié aux machines, magasins en ligne ou "réseaux sociaux", alors que tout est là (et le web en particulier) pour qu'il en soit autrement est vraiment dommage, et de fait hyper régressif.
Je suis d'accord avec le problème de verrouillage qui est en train de ce mettre en place (et ce ne sont pas les dernieres décision d'Amazon qui me rassurent le plus). Cependant, soit,dans ton cas, un éditeur ne peu bloquer à postériori la diffusion d'oeuvres déjà vendues, mais un gouvernement pourrait sans soucis le faire en bloquant celle-ci au niveau du hosteur... Je ne sais pas combien ça fait 451 en Celcius, mais ...
Je suis d'accord avec le problème de verrouillage qui est en train de ce mettre en place (et ce ne sont pas les dernieres décision d'Amazon qui me rassurent le plus). Cependant, soit,dans ton cas, un éditeur ne peu bloquer à postériori la diffusion d'oeuvres déjà vendues, mais un gouvernement pourrait sans soucis le faire en bloquant celle-ci au niveau du hosteur... Je ne sais pas combien ça fait 451 en Celcius, mais ..
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Certes tout peut s'effondrer, et pas uniquement pour des raisons d'état policier d'ailleurs, mais aussi pour des raisons comme le fait que nous traversons actuellement le pic de production mondial de pétrole (voir par ex blog Matthieu Auzanneau oil man sur le monde à ce sujet), ce qui va aussi sans doute changer pas mal de choses autour de plein de services gratuits actuellement .
Par contre, tout ce qui peut marcher dans un contexte non monopolistique, ça repose toujours à terme sur certaines relations de confiance, impliquant plusieurs acteurs dans chaque rôle et règles "simples" entre acteurs.
Globalement aujourd'hui, avec le fait que d'une part pour la lutte anti piratage on prend la direction monitoring flux utilisateurs à tout va au lieu de s'en prendre aux centres (ce qui permettrait de se foutre complêtement des flux et IPs utilisateurs mais avec bien meilleurs résultats finaux), et que d'autre part on laisse deux ou trois monstres s'établir sur le légal définissant leurs propres règles, c'est clairement putôt vers l'inverse que l'on se dirige, c'est à dire plus ou moins sortie de l'état de droit. Toutes les lois sur données personnelles etc ont un côté un peu ridicule face à des monstres genre facebook ou google, quand en fait l'approche devrait être aussi constructive si on souhaite que ces lois soient respectées.
Une personne me disait sur un autre forum avoir assisté récemment à une présentation Cisco sur tous les nouveaux services DPI etc dans nouveaux routeurs, et en avoir eu un peu froid dans le dos. La France ou l'Europe ne pourra jamais avoir une approche différente sur ces questions si il n'y a pas un aspect constructif associé, les lois uniquement défensives sur l'existant ne le permettront en aucun cas à mon avis.
Et en plus tout est quasiment déjà là pour qu'il en soit autrement.
Et sur l'aspect historiens, je ne sais pas si les choses sont comparables, par contre si Breton a pu mettre à jour les poésies de Lautrémont par exemple, c'est bien grâce au rôle de la bibliothèque nationale et à l'unique exemplaire qui y était.
Dans le cas du numérique, encore une fois je pense que mettre des copies chez les "gestionnaires de bibliothèques personnelles" ne ferait que diluer les responsabilités et compliquer les protocoles associés, que par contre obliger un dépôt à la bibliothèque nationale est sans doute trop lourd (et ne veut pas dire grand chose dans le cas où l'oeuvre ou publication est un site web par exemple, avec certains aspects commentaires lecteurs etc, enfin à voir), et que le fait d'avoir un hosteur à un instant T pour une oeuvre permet justement de bien identifier les transferts nécessaire en cas de faillite. (avec aussi les copies locales utilisateurs pour les aspects "on reste dans le flou").
Au point où on en est actuellement, la capacité à définir quelque chose reposant sur quelques rôles bien identifiés est certainement essentielle pour que quelque chose puisse se mettre en place mise à part les quelques monstres "verticaux".
Bon,nous sommes d'accord sur les dangers à éviter (perte du contenu, filtrage, concentration monopolistique etc.), c'est sur la méthode/direction à prendre que nous ne le sommes pas : alors que je considère la dissémination comme la bonne solution, tu préconises un contrôle strict même si décentralisé...
De toute façon, la seule manière de mettre en oeuvre l'un ou l'autre des systèmes (et à moins que l'AN ne vote des lois approuvant l'une ou l'autre solution), serait de mettre en place les services correspondants et de convaincre les différents "acteurs" de chiosir ...
Je n'ai à vrai dire ni le temps ni les compétences de créer "ma" solution... Alors ça va rester dans les cartons jusqu'à ce que le besoin devienne critique, ou "obsolète".
Oui d'accord sur le fait que tout (enfin pas mal) de choses reste à faire, et que tout cela peut aussi devenir obsolète.
Sinon pour tout te dire par rapport à ma proposition, le point que je trouve le plus critique c'est l'"obligation de confidentialité" pour les "tenanciers de bibliothèques", et les aspects rémunération de chaque rôle. Et qui serait ces tenanciers ? Banques ? FAIs ? Nouvelles organsiations, en tout cas licence bien identifiée et nécessésité qu'il y en ait plusieurs.
Pour les oeuvres, le fait qu'il y ait un acteur clairement identifié à un moment donné 'enfin deux en comptant éditeur et hosteur) pour chacune me parait plutôt positif (sans compter les copies utilisateurs qui n'aurait pas de raison d'être interdites, même si non utilisées dans une utilisation normale). En plus un "format" d'édition qui à mon avis pourrait bien fonctionner et qui est déjà en dehors du principe "copie et fichiers" est tout simplement le site web, plein de choses serait possible sous ce format, surout venant du monde de l'édition mais pas uniquement.
Avec la production communautaire, on peut se passer des labels et autres majors (et sociétés d'ayant droits). A savoir que si un artiste est aimé, sa production est sponsorisée par ceux qui l'aime. Avec l'exemple de MyMajorCompany.
L'avantage, c'est qu'un artiste voit de suite s'il a du succès (et pas un succès artificiel à base de matraquage) et c'est uniquement lui et ses sponsors qui touchent du fric (et non pas une major qui se gave sur son dos).
Là, les ayants droits (les artistes, ceux qui font la musique) seraient rémunérés à plus juste titre qu'avec la SACEM (exemple), son financement opaque, la distribution discutable des fonds...
Y a l'offre MusicMe qui permet d'avoir les fichiers en propre.
A voir si le catalogue suit.
Mais oui la production communautaire ... L'altruisme bien connu des bons sentiments
Le contenu ça n'est pas comme le logiciel, le logiciel est sujet au phénomène de club à un point extrême (le fait que plus de gens utilise quelque chose, plus c'est utile, ou qu'il n'y a pas besoin de 36 000 choses faisant plus ou moins la même chose), c'est d'ailleurs la raison pour laquelle un géant du logiciel comme microsoft par exemple a toujours eu une position très ambivalente vis à vis du piratage : le piratage correspondant dans ce cas à une forme de dumping, et permettant donc à l'éditeur d'assoir sa position dominante par phénomène de club, commencant à s'occuper du piratage une fois la position établie. (après le contenu peut aussi être du logiciel, jeux site web ou autre)
Le contenu c'est différent, et à part les choses encyclopédique genre wikipedia ou la création communautaire à tout son sens, il n'en reste pas moins que les oeuvres majeures sont la plupart du temps individuelles (même si aussi reflet d'un époque bien sûr), et qu'une création à plusieurs peut aussi être vendue, le contenu sur le web est quoi qu'on en dise extrêmement pauvre par rapport à ce que cela pourrait être, et dans de nombreux domaines les bouquins sont toujours beaucoup mieux.
Quant à critiquer la SACEM, et principes de prises de mesure et redistribution des fonds associés, une chose est sure, tout ce qui se rapproche de la licence globale ne ferait qu'accentuer cet aspect, en favorisant soit encore plus les "majors", ou alors les subventions par çi par là quand on connait les personnes qui vont bien au ministère, la taxe copie privée sur DD ou CD/DVD vierges par exemple, ne fait qu'augmenter les revenus des pourcentages toujours définient majoritairement par les passages radios télés, voir camembert ci dessous par exemple :
http://iiscn.wordpress.com/2011/07/03/licence-globale/
C'est au contraire un système d'achat à l'acte et à l'oeuvre qui permettrait de vrais nouveaux entrants et restructuration possible de certains pourcentages, et sortir du matraquages s'apparentant plus à un système de privilèges qu'autre chose, privilèges étant ce qui existait avant la définition et mise en place de la notion de droits d'auteurs lors de la révolution française, à ce sujet :
http://iiscn.wordpress.com/2011/06/07/diderot-lettre-sur-le-commerce-des...
Je suis bien d'accord que les oeuvres sont le fait d'individus. Justement.
Je sors un peu (beaucoup du sujet, pour y revenir).
Et le problème étant que le piratage est censé tuer la création. Seulement, selon la SNEP, le marché se porte pas trop mal (-5.6% entre septembre 2010/2011, période de crise, toussa, toussa) et les artistes sont mieux payés qu'avant (dernière page du chapitre 1) : "Les sommes versées aux artistes interprètes par l’ADAMI ont progressé de 122 % en 8 ans", "Les sommes versées aux auteurs/compositeurs par la SACEM ont progressé de 19 % en 8 ans". Et surtout : "Au sein de la filière musicale, ce sont les producteurs qui ont le plus souffert de la crise".
Le piratage n'est donc pas un "tueur de la culture", mais éventuellement un "tueur de producteur", ce qui est bien différent.
Après, toujours d'après la SNEP : il y a une explosion de l'achat du numérique +22.7% et une baisse du physique -12.2%.
Les usages évoluent. Si les producteurs ne s'adaptent pas, ils vont disparaitre.
Et pour finir, ce camembert : l'artiste est exploité, c'est un fait (j'ai retrouvé plus ou moins le même graphique datant de 2003). Si on se débarasse des intermédiaire (comme les agriculteurs : du producteurs au client), l'artiste gagnera plus. C'est là qu'entrent en jeu la production communautaire.
En conclusion : la migration des consommateurs vers le numérique est un fait. Sans offre légale digne de ce nom, c'est vers l'offre illégale que les gens se dirigent. Je pense qu'il ne faut pas avoir fait de grandes écoles pour comprendre que si les producteurs/majors ne s'adaptent pas à la demande, ils vont échouer et perdre. Et au final, ce n'est pas le piratage qui va tuer la culture, mais bien ceux qui sont censés la produire !
Mais quels artistes ?
Les camemberts dans le message précédent sont ceux des prises de mesures pour les reversements SACEM, la part passages radios télés est passée de 33 à 36% de 2003 à 2009, la part vente CD/DVD de 21 à 12%, la part "droits généraux"(cafés bars discothèques je suppose plus ou moins indexée sur passages radios télés) de 30 à 34%, la part "copie privé"(je suppose indexée sur radio télés aussi) stable à 7%, la part "internet/multimedia" restant négligeable de 0,3 à 1%, cela veut dire que c'est les artistes radio/télé qui touchent, c'est à dire en gros ceux des majors, il ne faut pas s'y tromper !
Que cela ne reflète plus la réalité des écoutes est certainement vrai, surtout dans l'environnement "longue traine" typique des écoutes sur internet. Mais c'est aussi vrai que les artistes n'ayant pas les "entrées" radios télés touchent beaucoup moins qu'avant n'ayant même plus le "vecteur" achat à l'oeuvre comme source.
C'est pour cela qu'il me parait clair que c'est bien un environnement d'achat à l'oeuvre qu'il faut mettre en place pour le numérique, et c'est cela qui permettrait justement de vrais nouveaux entrants et changement des pourcentages.
Et puis les rapports producteur/artiste ou manager/artiste pas si simple que cela non plus ...
Et puis là on ne parle que de la musique ..
@kerrubin
A lire votre message "Le piratage n'est donc pas un "tueur de la culture", mais éventuellement un "tueur de producteur", ce qui est bien différent." on pourrait croire que le piratage rapporte quoi que ce soit à artiste ou producteur.. Non, il rapporte à la limite aux centres de piratages à travers donations, achat tshirt casquettes, pub sur les sites, abonnements megaupload ou autre, abonnements VPN proxy ou autre et c'est tout !
Après le vrai gratuit(cad décidé par les auteurs) de la part de certains artistes leur permet de se faire connaitre oui et après concerts etc, et le vrai gratuit aucun problème bien évidemment, mais cela marche (et encore) pour la musique, pour bouquins ou films on voit pas comment ça pourrait marcher.
Mais ne pas oublier qu'en parallèle c'est les passages radios/télés, grossis par la taxe copie privée qui sont la vraie source de revenu, et là c'est bien toujours les "majors" dont il s'agit.
A priori, un artiste touche plus d'argent quand il fait un concert que lorsqu'il vend un CD.
Et toujours à priori, ceux qui piratent sont également ceux qui dépensent le plus en culture (achats, concerts...). D'autant plus qu'un acte de piratage n'est pas forcément une vente perdue.
Donc pour la frange d'artistes qui sont accueillis par les maisons de disque, le "manque à gagner" est très discutable. Et donc, pour moi, "tueur de producteurs" plus que "tueur de culture".
Beaucoup de légendes dans tout cela, encore une fois les revenus SACEM sont déterminés par les camemberts postés plus haut, donc le gros des revenus est DEJA découplé des CD/DVD, même avant piratage, et oui radios télés majors avant tout.
Quand à plus d'argent concert que CD, oui vrais pour les grands après ... (et ça ne marche pas livres ou films, important de le rappeler quand même ... non ?)
Enfin bref, pour ramener revenus vers les artistes, c'est un environnement ATAWAD non monopolistique d'achat à l'oeuvre qu'il faut, et cela ne veut en aucun cas dire favoriser les majors, bien au contraire, exactement ce qui permettrait de nouveaux entrants.
Il n'y a pas de raison d'opposer forfait et consommation. On peut tout a fait concevoir qu'une partie du contenu soit disponible dans un certain forfait, tandis que d'autres oeuvres ne le sont qu'a l'acte. Prenons par exemple les marroniers habituels des majors. Allez.. Pan. Elvis (très mauvais exemple.. mais il fallait une victime...). Et bien tous les ans, on nous re-sert la compil spécial noel. Il faut bien admettre que ce business ne paie plus que la rondelle plastique et la marge des dites majors, et plus guère l'auteur/artiste.. Non ?
Donc ces machins là pourraient parfaitement être logés dans un forfait "fond de catalogue", tandis que l'artiste du moment qui vient de sortir son nouvel opus souhaitera tout de même le vendre a l'acte, sur la notion de nouveauté.
Tout est dans l'approche du parcours client, et des nouveaux réflexes a créer, après avoir tout bousillé par laxisme, en accusant le voisin de ses propres fautes.
"avoir tout bousillé par laxisme, en accusant le voisin de ses propres fautes."
Ca c'est bien le cas de le dire, mais à mon avis clairement ce qui nécessite la "transition" la plus nette, c'est le fait d'être capable de mettre en place le concept d'achat de licence "à vie" ou pas à travers achat à l'acte pour une édition donnée d'une oeuvre. Et en terme d'expérience utilisateur, c'est bien cela que le piratage fournit, et donc je ne pense pas que l'on puisse faire sans. Et puis cela aurait aussi peut-être la capacité à ramener de l'importance aux oeuvres par rapport aux machines et autres terminaux ..










J'ai un abonnement premium chez Deezer. Pour ne pas être limité dans mes écoutes et surtout pour découvrir plein de nouveaux artistes que je n'aurai pas eu la possibilité de voir autrement (j'utilise aussi jamendo dans ce but).
Et si l'artiste me plait vraiment, j'achèterai l'album collector (s'il n'y en a pas, je n'achète pas. Acheter 15€ une plaque de silicium ne présente aucun intérêt quand il me suffit d'enregistrer à la télé/radio ou voir sur youtube/dailymotion/deezer j'appelle ça une arnaque, je veux du bel objet) et/ou j'irai le voir en concert.
Au final je trouve que la production + diffusion numérique à peu de frais coûte autant voir moins qu'une campagne de pub agressive. Mais jamais de ma vie je n'achéterai un fichier numérique. Quand je paye, c'est soit pour un accès à une plateforme, à une salle de concert ou un contenant attractif. Le contenu seul, je ne suis pas prêt à payer pour, je préfère encore m'en passer car j'ai horreur de me voir forcer la main.
Des sites comme mymajorcompany a son intérêt aussi : retour du mécénat, et le bouche à oreille des producteurs citoyens permet une assez large diffusion de l'album et de l'artiste sans frais, et le risque inhérent au métier du producteur, à savoir échec complet de l'album est pratiquement réduit à néant. Ce seul modèle n'est pas suffisant mais je ne serais pas surpris de le voir se développer dans les années à venir.