Les paroles de chansons et l'offre légale

55 réponses [Dernière contribution]
Portrait de Tris
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Ce sujet est la résultante d'un débat amorcé sur Twitter. Suite à la fermeture du site paroles.net, la question a été posée sur Twitter de savoir ce qu'il en était de l'offre légale ? Est-elle possible ? Est-elle rentable ? Si oui, selon quel modèle économique ?

 

 

Le débat est ouvert.

MAJ du 10/11/2011 à 15h11 : A noter que @JulienPhilippe sur Twitter mentionne l'existence d'une offre légale : paroles.voila.fr

MAJ du 16/11/2011 à 17h44 : On nous signale l'arrivée d'une nouvelle version de l'application Shazam, intégrant les paroles, pour les possesseurs de téléphones Apple. 

sam
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Question relative (peut etre stupide d'ailleurs) : est ce qu'il est possible d'acquérir les droits pour les paroles de chanson ou le script d'un film ?

Portrait de bruno.spiquel
Posts: 42

L'offre légale en la matière est tout bonnement inexistante.

Quel service en ligne fourni, en plus du MP3, un fichier PDF avec les paroles ? Aucun. Certains fournissent, sur des secteurs spécialisés, des métadonnées et quelques infos en plus, mais sur l'entertainement de masse, il n'y a rien.

Cela dit, c'était une absence déjà remarquée de longue date sur les CD. Les livrets de paroles ont disparu bien avant l'avènement du MP3.

Une offre légale sur ce genre de chose n'a pas a être rentable, elle devrais simplement être intégrée au circuit de distribution standard.

Partant de la, même si "le droit est respecté" par cette fermeture, c'est toute la richesse d'une base de donnée importante pour la culture au sens large du terme qui disparait.

J'espère fortement que le webmaster de paroles.net aura le bon gout de livrer ses contenus à la communauté.

mad (non vérifié)
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Mais si, y'a une offre légale, elle est juste à coté du logiciel de sécurisation de la HADOPI.

Mad.

Portrait de Tris
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Pas sûre que ce genre de réponses apporte grand-chose au débat :)

Solarus0 (non vérifié)
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Le premier jugement, qui condamne la reproduction des paroles sur Internet est compréhensible. Comme on l'a dit "le droit est respecté".

Mais ce deuxième jugement qui a été rendu, interdit la reproduction du titre des chansons et du nom des artistes. Ce jugement est complètement kafkaien.

Ainsi en écrivant ici le nom d'un artiste ou d'un chanson, je me rendrais coupable de contrefaçon. De même, toute discographie , tout page Wikipedia d'un artiste tombe sous le coup de cette jurisprudence.

C'est un jugement très dangereux qui a été rendu aujourd'hui, j'espère que tout le monde s'en rend compte.

dwarfpower (non vérifié)
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Quel modèles économiques sont possibles pour l'exploitation des paroles de chansons ?

Je peux en voir trois:

* le site gratuit financé par la pub

* le service premium

* la vente de contenu a des services pour lesquels cele représenterait une plus value

 

Si on regarde le webrank des sites qui aujourd'hui proposent des paroles de chansons, on tourne autour de quelques milliers de visiteurs uniques/jour pour le plus gros. pas de quoi générer des dixaines de milliers d'euro de CA en pub. Cela donnerai des frais de license au maximul de quelques centaines d'euros par mois, à répartir entre toutes les structures d'ayant droit. Il n'est même pas sur que ce soit suffisant pour payer les frais générér par la signature des contrats et la collecte des royalties.

Du côté du premium, encore faut il trouver des clients acceptant de payer pour accéder aux paroles de chansons. Combien d'abonné pour quel montant. Sachant que les service de streaming premium ont du mal à trouver des clients à 10€/mois, générer plus que quelques milliers d'euros mensuel parait illusoire, en restant optimiste. Sachant qu'il faut ensuite financemer l'inrfastructure, le développemetn des services, les frais liés aux paiement... etc le modèle tient encore moins la route que le gratuit.

 

La dernière solution est peut-être la plus intéressante en terme de business model car de nombeux service peuvent putativement s'enrichir de parole : musique en streaming (son ou video) site de vente de musique en ligne, shazam like ( mince ils le font déjà ) .... mais se pose la question de la constitution des bases de données. Aujourd'hui les sites sont plutôt colalboratif, mais le public ne va pas participer si en retour  il ne peut pas  bénéficier du service gratuitement. En fait la source de données la plus naturelle, c'est les ayants droits eux même dans un tel modèle, mais le cout est important, il faut que les ayant droit se mettent d'accord sur des formats et protocoles et paient une structure pour faire le travail. In fine, pas de place dans ce monde pour un accès aux paroles pour le grand public, en tout cas en dehors d'un service monétisé, et finalement tout ceci ne serait interessant pour personne...

 

Peut être est-ce la raison pour laquelle aucun service "légal" n'est apparu depuis les premières poursuites judiciaires lancées il y a bientôt 10 ans. Les frais de justice ont sans aucun doute dépassé les revenus que les ayants droit pouvait espéré recevoir dans leurs rêves les plus fous sur la même période, et il faut maitenant se tourner vers des sites hébergé et déclarés anonymement à l'étranger pour pouvoir trouver les paroles de chansons qu'on souhaite.........

Portrait de ZaraA
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Bonjour,

Alors où cela coince t il ? La chaine est simple. L'auteur mandate, la plupart du temps, un éditeur pour la gestion, la commercilalisation, et disons une attention à sa bonne exploitation des paroles. Les éditeurs sont représentés par la Sacem. Donc, a priori les paroles d'un oeuvre déposée à la Sacem sont bien rémunérées dans le cadre de l'accord entre la société de perception et Apple (8% avec plancher à 7 centimes).

Or, ces paroles ne sont pas dans les fichiers fournis par Apple, malgré la présence d'un tag prévu à cet effet, qu'il est d'ailleurs possible de remplir dument, avec un logiciel adequat, gratuit souvent, tel get lyrical. Pourquoi ? Est ce Apple qui bloque ? Les producteurs pour d'obscures raisons ?

J'ai posé la question à Bernard Miyet ce matin, j'attends la réponse...

J'ajoute qu'une commercialisation des paroles en tant que telle, ça n'a pas plus d'avenir que les partitions dans le physique, soit un tout petit marché. Ca n'a pas de sens. Les paroles devraient être proposées avec le fichier, sans surplus.

RilaX (non vérifié)
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Pourquoi quelq'un souhaite-t-il voir les paroles d'une chanson ?

Je vois 3 cas :

 - on écoute une chanson dont on aimerais connaitre les paroles (langue etrangere ou prononcé difficilement intelligible). Dans ce cas, on peut supposer qu'il y a déjà eu rémunération.

 - on tombe dessus par hasard, en cherchant autre chose. Dans ce cas, ca fait de la promo pour l'oeuvre (ou les oeuvres) integrant ces textes

 - quelqu'un nous en a parlé ou en parle, et encore une fois ca fait de la promo pour l'oeuvre, donc de possibles ventes supplémentaires.

 

En fait, je ne vois pas dans quel cas cela pourrait nuire à l'artiste et/ou à l'oeuvre. Alors oui, le droit a été respécté. La logique elle ... ?

Portrait de Erebuss
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Pour rejoindre ZaraA, les paroles devraient être une meta données du fichier musical.

L'achat ou la consultation d'un titre devrait permettre d'avoir accès aux paroles de ce titre, de meme que d'autres metas devraient permettre de connaitre toutes les reprises de ce titre, les titres du meme album, genre...

Bref offrir une nouvelle experience culturelle à l'utilisateur et non pas une experience du type : beurre, argent du beurre, cremiere et cul de la cremiere.

Ls01 (non vérifié)
Portrait de mad

Quelques points qui ne tenaient pas en 140 caractères (je suis bavard, mes excuses) :

 

1. Petite perspective historique : la question de la disponibilité des paroles de chansons sur Internet est quasi-antédiluvienne : En France et sauf erreur ou omission, la première collision entre ayants droit et utilisateurs d'Internet a eu lieu il y a une quinzaine d'années, bien avant que l'on ne voit passer du MP3 sur le réseau (et pour cause, ça vous aurait probablement coûté le prix de 2 CDs en note de téléphone). C'est dans l'antre de la Sapience nationale que ça se passait, des élèves de Centrale/Normale Sup qui aimaient Brel laissent traîner des paroles sur un serveur. Contre cela, Miche tonne, avec quelques autres, et obtient gain de cause, fort justement au regard du droit (du moins ça nous paraît normal maintenant, ça n'avait à l'époque rien d'évident et des Mo  ont été agités sur Usenet autour de ces questions...)

Les détails ici : http://www.legalis.net/spip.php?page=jurisprudence-decision&id_article=117

 

2. Le petit rappel précédent pour bien montrer que les ayants droit ne découvrent pas le problème avec paroles.net, et ce site est une tête d'épingle dans l'océan (Si vous ne vous en rendez pas compte, c'est que vous n'avez jamais tapé un titre de chanson dans Google). Les AD ont fait fermer paroles.net parce qu'ils ont pu le faire, c'est tout...

 

3. Ca nous amène au troisième point, plus pratique... Peut-on les faire tous fermer? Réponse courte: non, à moins d'établir l'autorisation administrative de publier du texte sur Internet, ce qui risque d'être compliqué. Peut-il exister un business légal de la publication de paroles de chansons? Très certainement. Peut-il être "rentable"? Cette question est complexe... Rentable par rapport à quoi, le marché de la parole de chansons n'existait pas avant Internet, à l'exception des livrets accompagnant -parfois- les supports physiques ou des recueils de paroles publiés en livres. 

 

4. Un seul truc sur lequel je suis prêt à prendre des paris : l'internaute ne paiera pas (du moins en bon argent) : le paiement à l'acte pour "si j'avais un marteau oh oh oh oh" : trop compliqué - L'abonnement c'est pire... Le système publicitaire est probablement jouable (les sites illégaux actuels dégoulinent de pubs popupisantes), si l'on se place dans la perspective d'un produit d'appel : promotion, engagement, upselling... En acceptant qu'un tel service soit non pas un revenu mais un coût, au même titre qu'un 4x3 dans le métro ou une bannière de pub). Je suis d'accord avec DwarfPower, ce sont les AD qui seraient les mieux placés pour faire tourner ça, mais je me rends compte que je rigole en écrivant cette phrase...)

Voilà, désolé d'avoir été long... (J'ai économisé une 30aine de tweets au bas mot, là...)

 

Portrait de ZaraA
Posts: 18

Je me rends compte que mettre à jour mon post ne sert à rien... pour la lisibilité du débat :)

Donc voici :

mise à jour : voici les précisions que j'attendais. La Sacem ne gère pas ces droits. Ce sont les éditeurs en direct ! Et jamais ils n'ont été voir les plateforme pour proposer leur matériel, et l'inverse est vrai aussi... Donc Hadopi...  FEU !

Portrait de Solarus
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Cette page cite un nom d'artiste et liste ses chansons sans l'accord des ayants droits.

https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Discographie_de_Michel_Sa...

Cette page est donc illégale au sens de la nouvelle jurisprudence.
Trop cool !

Portrait de Tris
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C'est espiègle les chatons ;)

Portrait de ZaraA
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Il y a fort à parier à moins que l'artiste l'ait autorisé.

Je souscris à beaucoup de choses lues ici. J'en rajoute une, fruit de ce que j'ai lu ce matin en compte rendu de la décision de justice. 

  1. On apprend que les AD sont en "bataille" depuis 10 ans "contre" ce site ...
  2. On apprend que "cela ne se fait pas" (ie: publier les paroles des chansons) ... NDLR: ah, bon, pour un lambda comme nous, ce n'est pas si évident et surtout ... cela intéresse des gens et ...
  3. curieusement, depuis au moins 10 ans et bien sûr bien plus longtemps avant : IL N'Y A PAS D'OFFRE. Que l'on ne me parle pas du Karakoe, c'est autre chose.
  4. On comprend que le point des AD est bien sûr A/ cela ne se fait pas mais surtout B/ cela parasite / gène une offre commerciale
  5. On se met alors à chercher la dite offre commerciale ...et on utilise sa mémoire (rien), ses connaissance (rien) ... Google ... premier lien : http://www.parolesmania.com/ ... c'est légal (on ne dirait pas), on peut ? on ne peut pas ?

Et là, on se met à réfléchir (pas plus de 2 mn ... pour plus, il faudra que les AD sortent leur carnet de chèque) :

  • pourquoi Google ne me présente pas un site d'un ou de plusieurs AD sur ce sujet ?
  • pourquoi une offre légale ne semble pas exister ?
  • pourquoi avoir laissé le champ libre à paroles.machin il y a 10 ans
  • pourquoi expliquer à un juge le "trouble à l'ordre publique" pendant 10 ans et n'avoir rien fait pendant ce temps ... 
  • pourquoi ai-je l'impression que cela va prendre encore 10 ans avant que les AD comprennent qu'on ne peut pas dériver ainsi jusqu'à l'infinie un bien ... même si le numérique pourrait éviter de l'user, comme le linge de la mère Denis, jusqu'à la lie.

Bref, j'arrête là, car pour le moins ... les AD n'ont pas gagné grand chose, sauf à redorer leur blason ... un jour il faudra écrire un livre "Faites vous des ennemis en moins de 10 ans".

Portrait de Reguen
Posts: 1

Il y a un autre cas d'actualité : lacoccinelle.net, un vieux et presque respectable site de traduction de paroles collaboratif. Ses contenus avaient été retirés en 2005 suite à des réclamations d'ayants-droit, un moment tronqués puis simplement supprimés. C'est à ce moment-là, avec la DADVSI en parallèle, que je me suis mis à aimer ce petit monde...

 

Six ans plus tard, en septembre dernier, le site s'est enfin arrangé avec les ayants-droit pour la remise en ligne des textes, contre un partage de revenus. Les traductions sont considérées comme des reproductions des paroles, tout simplement.

 

Un accord a été passé avec la CSDEM. Je me demande vraiment si ce sera viable pour le site (et le peu de revenus que ça doit générer), mais l'effort est fait... Un peu de nerd talk de juriste dans leur faq.

 

Voili voilou.

Portrait de Tris
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Justement, pour le site lacoccinelle.net , on se posait la question aujourd'hui.

Pleins d'infos intéressantes dans ce post :)

Merci

Bob Le Moche (non vérifié)
Portrait de mad

Ne pensez vous pas que fermer parole.net va uniquement reporter une possible clientèle légale vers des offres non légales basée à l'étranger et donc sur lesquels nous n'avons aucun espoir de régulation ?

Mettre en place une offre légale en France oui pourquoi pas sur le papier mais j'avoue que je me pose des questions quand je vois l'offre légale musicale labellisée "PUR".

Prenons l'exemple de Deezer dont je suis utilisateur Premium via mon abonnement Orange (je ne reviendrai pas sur les conditions plus que louches de ce partenariat suite à l'accession de Mme Albanel à un poste de direction chez Orange).

Le catalogue est extrêmement limité, certaines pistes sont bloquées par les ayants droits, et certaines disparaissent régulièrement (blocage des ayant droits encore une fois). De plus, l'interface est lourde et pas vraiment pratique, et j'ajoute que la qualité du service est déplorable sur les clients lourds (mobiles ou desktop): chargement laborieux, micro coupures régulières pendant l'écoute... 

Je note également que les montants réclamés par les mêmes ayants droits sont faramineux (http://korben.info/nos-amis-les-betes.html), limitant fortement les chances pour ce genre de service de devenir rentable un jour ...

A la question "est-elle possible?" je répond non si les conditions imposées par les ayants droits sont les mêmes ! Il est impossible de fournir un service de qualité dans ces conditions.

Alors je pose la question, souhaitez vous labelliser une offre légale de qualité médiocre et payante alors que des dizaines d'autres sites gratuits fournissant le service attendu existent ? Je vous souhaite bien du courage...

Il serait peut être temps de faire comprendre aux ayants droits que le monde dans lequel nous vivons a changé depuis la bonne époque du 45 tours !

Portrait de Tris
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Dans l'idéal, le but est d'arriver à fournir une offre légale de qualité, qui rémunérerait tous les acteurs de la chaîne: compositeur, musicien, chanteur, techniciens, producteurs, etc.

Peu importe le domaine, on a tendance à oublier qu'ayant-droits ne veut pas uniquement dire producteur ou major mais aussi les compositeurs, les techniciens, "les petites mains" (expression nullement péjorative, je préfère le préciser) de la chaîne de création dont le savoir-faire est nécessaire.

Par exemple sur les films, je pense notamment aux productions cinématographiques historiques comme la Reine Margot, quand on voit la quantité de personnes qui ont été nécessaire à la réalisation de ce film et on réalise la quantité de travail.

{pardon pour la digression}

fyr
Portrait de fyr
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En fait Bob explique que personne ne donnera un centime de plus pour avoir une metadonnée (les paroles) qui devrait legitimiment être inclus dans le morceaux acheté. On s'attend à un produit (oui un produit) complet avec musique parole chanson photo, et pourquoi pas goodies. Les AD taxeront à mort toute tentatives légales. Donc zero rentabilité.

Les fans quant à eux sont sur Lyrics.net 

Pour le coup les artistes devraient un peu se reveiller.

Et on devrait plus raler que le label PUR cautionne des offres légales de produits tronqués et incomplets. C'est facile pour HADOPI de statuer sur ce point des paroles et de dire : l'offre légale implique les paroles dans les métadatas ou en annexes optionnelles gratuite.

Bob le moche (non vérifié)
Portrait de mad

Permettez moi d'en remettre une couche sur la labellisation PUR en illustrant mon propos.

 

L'album Antics du groupe Interpol que j'écoutais régulièrement s'est vu du jour au lendemain supprimé sans aucune explication. Impossible de l'écouter depuis alors que je l'avais synchronisé sur mon téléphone. Depuis que je suis utilisateur du service Deezer mes playlist ne cessent d'êtrre chamboulée, tronquées ou supprimées... 

 

C'est cette image que vous souhaitez donner d'une offre légale payante ? Comment voulez vous changer les mentalités si le service n'est pas irréprochable ?

 

Et quid des artistes qui refusent tout simplement d'apparaitre sur ce genre de plateforme ? Un fan de Led Zep ou de Metallica se voit aujourd'hui condamné à écouter un CD ? Support qui n'existera plus d'ici quelques années !

 

Tant que cela fonctionnera comme cela les gens préféreront donner 20€ pour un VPN, un newsgroup ou une seedbox plutôt qu'à Pascal Nègre. Triste réalité !

 

Portrait de Tris
Posts: 312

C'est vrai qu'un certain nombre de personnes soulignent les changements de playlists sur Deezer, changements ne sont pas le fruit des utilisateurs mais de Deezer. Ca peut être un autre point à relever. 

Les points que vous soulevez sont intéressants.

Ces points sont fondamentaux car ils touchent au coeur le dispositif : la CONFIANCE et c'est ce que les AD et les plateformes ont du mal à comprendre. Avec des modèles économiques non aboutis et des changements stratégiques permanents, comment peuvent créer l'univers de CONFIANCE nécessaire à ce que les TRANSACTIONS "s'épanouissent" (ie: se créent et se développent) ?

Qui (l'Hadopi ?) aborde ce point, le comprend et demande de calmer le jeu ?

Résultat ... on tente l'expérience "cloud musique" (ie: Minitel 2.0 d'une partie de mon champs émotionnel) ... un jour on croit que l'on a tout, le lendemain 75%, le surlendemain c'est le pricing qui change et on se déplace dans un autre pays et on a plus rien ... bref : CELA NE PEUT PAS FONCTIONNER. Et on va encore dire "c'est la fote au Net". Et on va encore laisser un boulevard à Apple qui lui à résolu le problème. Apple a compris ce que *tous* les autres n'ont pas compris : 

LA USER EXPERIENCE qui se mesure à l'aune de la PRISE DE TETE et qui impacte directement la CONFIANCE.

Portrait de Tris
Posts: 312

Tu as inséré deux fois le même commentaire - j'ai supprimé le doublon. 

Ce que tu suggères peut effectivement être une piste de réflexion

Tu sais, le François, il s'est peut être laissé abusé par l'ergonomie et l'usabilité de la plateforme ... (not the head on this day)

Portrait de Tris
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Elle est très bien cette plateforme.

 

Poursuivons la réflexion les amis si vous le voulez bien car cela va reboucler sur un autre de nos GROS sujets du moment ... lié au monde de la photographie, mais qui est beaucoup plus large.

Que les AD n'aient pas compris le point sur les paroles ... que c'est une demande légitime d'un "client" et que cela n'a pas forcement une valeur en soit fondamental, c'est une chose. Par contre, que l'on rate complètement la notion de META-DONNEES derrière le sujet est à mon avis beaucoup plus grave et pour aujourd'hui et surtout pour demain. Et là on n'est plus simplement dans un droit d'avoir ou de copier ... on en est à ré-inventer une certaine idée de la culture AVEC (à défaut de grâce) le Numérique. 

Gros sujet en vue dans le LabRT, en plus de nos affaires de filtrage. D'ailleurs, à ce sujet, je vous engage à voir le résultat qui consiste à se poser de bonnes questions mais mal y répondre (http://j.mp/roF3om) ... mais je pense que cela nécessite un sujet à part. (on the road)

Portrait de ZaraA
Posts: 18

Christine n'a rien à voir là dedans... Cherchez ailleurs ;)

fyr
Portrait de fyr
Posts: 17

euh ... du coup peut-on citer la jurisprudence et le nom du juge ? Qui a les droits dessus ?

 

Quand je vois l'avertissement sur parole.net : "Ils ont par ailleurs développé une offre légale attractive et abordable. Pour plus d'information, csdem@csdem.org »" ... je me PRECIPITE (4h05 du matin quand même, je ne peux pas dormir tellement la question m'obsède) pour aller voir l'offre légale ATTRACTIVE et ABORDABLE et là ... www.csdem.org ... la douche froide. 

Qu'est ce que je peux acheter là dedans qui ait un rapport avec le sujet ?

Où est l'émotion ? Où sont mes méta-données ? Où est l'Internet ? Où sont les artistes ?

Comprends rien !

Portrait de Tris
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Je pense que www.csdem.org est surtout un site informatif. Effectivement, ça manque d'émotion.

Portrait de eric.walter
Posts: 33

Ne tirons pas sur l'ambulance ... de ce que je comprends de ce fil on a déjà au moins deux offres "légales" : http://paroles.voila.fr/ et http://www.lacoccinelle.net/ plus toute une série de questions à éclaircir tant sur les termes et le contexte du jugement que sur les intentions des titulaires des droits sur ces textes (j'apprends au détour d'une actu sur lacoccinelle qu'il y a aussi une autre société de gestion apparemment concernée : la SEAM). Bref, comme le suggère @Zaraa, l'Hadopi va entrer en contact avec ces gens et tenter d'éclaircir un peu tout ça.

 

Si ça se passe bien, on devrait pouvoir se mettre à parler internet, dans le sens des pistes évoquées ici, par exemple par @ls01 ou par jean-michel. Accompagner les ayants-droit vers internet c'est une bonne moitié de la mission de l'Hadopi.

 

@fyr :suggestion intéressante pour le label mais, non, ce n'est pas facile. Tout le contraire même : l'attribution du label est encadrée par la loi, de façon assez stricte, et nous n'avons pas une grande marge de manoeuvre. En revanche libre à nous de proposer des évolutions de la Loi, et vous ouvrez une voie intéressante avec votre idée sachant qu'il faudrait alors, à mon sens, ne pas s'en tenir aux seules paroles, mais aux ressources associées aux oeuvres et au statut qu'on leur attache (nécessaires, facultatives, gratuites, payantes, etc ...). Ca rejoint un travail que j'ai l'intention d'ouvrir dans peu de temps sur le label PUR et ses possibles évolutions. A retenir donc.

 

Tu sais je crois qu'ici, je n'ai vu que des gens qui voulaient avancer, ne pas "flinguer" inutilement (c'est trop facile à ce stade), mais juste poser des étonnements et s'étonner que d'autres n'aient vu que misère, protection, flingue et terreur là où d'autres voient champs des possibles et pour le moins BUSINESS ENORME. (Apple ...)

Dans l'esprit de ce que nous faisons avec la photo, il serait intéressant de transposer ces concepts à la musique et on s'apercevra assez vite que tout cet univers est en train d'être intelligemment capté par ... Apple, une fois de plus. Sauf qu'avec le concept de "digital rights", on pourrait aller plus loin, plus vite que lui et plus fort. Mais comme cela risque de prendre 10 ans et que lui sait avancer en 2 ...

As tu vu qu'outre la capacité de monétiser de la connaissance (au delà de la chansonnette) ... iTunes / Garageband et les autres te permettent aussi de t'essayer à la promesse de jouer comme Clapton et de payer en ligne pour avoir accès à la "méthode" ... A ce stade de l'info (10 ans pour se focaliser sur Parole.net et aboutir à une pauvre page Web dont le niveau commercial / marketing / communication m'émeut par son niveau affligeant), je dis que cela commence à devenir gênant. (et je suis poli, je ne cite pas la phrase complète d'Audiard).

La musique et le numérique permettent de faire des choses FANTASTIQUES ... suffit juste de relire une déclaration de JM Jarre dans le passé (il y a peut être 10 ans) pour comprendre. Il y a eu deux développements du numérique dans la musique :

  • celui poussé par les "AD" (on va le dire comme ca), ou je dirais plutôt les Maisons de Disques, qui ont trouvé un moyen très "sympathique" pour distribuer moins cher et revoir à la baisse les royalties des artistes. (si vous voulez, un jour je vais vous les organiser les Assises du Numérique dans la création ... avec de vrais gens autour qui vont expliquer). Et les pauvres artistes ont du se dépatouiller SEULS avec cette MERDE (je pèse mes mots) qu'on leur imposait. Merde juridique, merde pour leurs revenus et surtout ... MERDE EMOTIONNELLE ... (le numérique à l'époque, franchement, ce n'était pas ca et il n'y a que depuis 2 à 3 ans que l'on commence à savoir le traiter correctement jusqu'à sa restitution finale (préamplis avec prises USB et composants corrects à l'intérieur et numérisation correcte ... si tant est que la prise de son et le traitement post ne soit pas saccagé. Le numérique était alors utilisé pour faire MOINS (moins cher)
  • celui des artistes qui n'ont quasiment JAMAIS utilisé le numérique pour faire mieux et plus. Mieux encore ... cela a imposé et cela impose de tels contraintes à certains, qu'ils en sont à ce demander "à quoi bon" ... que ce soit Prince au niveau de ses droits ou d'autres qui voient le coût de la solution pour arriver à quelque chose de correct. Avez vous assisté à un concert de Clapton et vu la "bande" qui s'affère autour de ses musiciens pour donner la meilleure expérience possible ? Avez-vous vu la différence quand il s'agit de produire un concert, quick & dirty ou le business semble d'avantage le structurant (The Police au stade de France par exemple ...). OK ? on se comprend. 

Bref je deviens long ... pour la musique, il faut *tout* repenser et le faire comme on le dit depuis un moment, avec le principe en tête du champ des possibles du numérique et de la structuration autour de la matière première par les méta données ... il faut ensuite résonner en flux et non en stock ... les plateformes de stock qui font du flux sont dans l'erreur. C'est faire du vieux avec un peu de neuf. Et ne pas le comprendre est laisser la place à plus fort que soit ... c'est à dire en final APPLE.

Bref, il faut créer l'univers numérique que mérite nos oeuvres analogiques (désolé ... notre monde au début était et demeure analogique, du moins je l'espère). Il faut pouvoir relier l'envie, le plaisir aux univers de droits, de business et d'émotion. Cela créera les opportunités qui iront bien plus loin que de passer son temps à inventer des lignes Maginot et à les détourner, sans aucun sens en final.

PS: sorry, il doit y avoir bcp de fautes, de tournures impropres, mais je n'ai pas envie de relire pour ne pas censurer mes propos ... peut être non politiquement correct, mais en tous les cas, qui ne se démentent pas par 25 ans de pratique ET du numérique ET de l'analogique. Le problème est que :

LES FAITS SONT TETUS.

Portrait de eric.walter
Posts: 33

Bien d'accord avec toi ("que des gens qui voulaient avancer"), le sens de mon "tirer sur l'ambulance" signifiait qu'il nous appartient désormais à nous Hadopi de nous retrousser les manches justement pour avancer.

Portrait de ZaraA
Posts: 18

Restons calme... je suis moitié d'accord, ces gens ne comprennent que les rapports de force. Bref, qu'il y ait une offre légale de partitions (ne les oublions pas, elles sont largement piratées aussi) et paroles sur le Net, servie par des portails ou des sites n'a pas de logique économique ou si peu. En revanche, elles devraient être ces paroles (et peut-être les partitions) présentes dans les metadonnées des fichiers sur les plateformes licites de vente ou de streaming. Cela permettrait de défendre une simili-égalité avec le monde physique et/ou la circulation hors marché (ouais P2P c'est trop ring') des oeuvres.

Bref, il faut imposer un must delivery des métadonnées aux AD ! Au nom de la lutte contre le piratage. Je déconne à peine, avec mon must delivery, c'est un argument massue, que j'ai vu à l'oeuvre dans la télé notamment...

Bises

Portrait de Erebuss
Posts: 13

Est-ce que pour lutter contre une forme de piratage, la loi pourrait obliger les différents AD (ici ceux de la musique et des paroles de musique) à ne fournir que des packages musicaux : musique + Metas (les paroles en étant une parmi d'autres).

Parce que c'est facile de taper sur les consommateurs, mais comme le fait remarquer jean-michel ... il y a comme qui est proposé par les AD pour le consommateur prêt à payer pour un service, une oeuvre ... Ces AD sont fautifs à leur manière aussi. Darwin doit se retourner dans sa tombe.

Si  la loi l'imposait , quelles seraient les métas obligatoires ?
Paroles ? Artwork du titre ? Quels AD ont les droits pour les différentes parties du package ? etc.

>Quels AD ont les droits pour les différentes parties du package ?

Tu sais, il faut aussi regarder comment les choses se passent dans la vraie vie. Quand on te dit "tu n'as pas le droit de faire cela", ou "les auteurs / artistes" ont "vendu / cédé leurs droits. Il y a au départ une entente, une compréhenssion entre personnes de bonne volonté. Ensuite, les "consultants" et les juristes entrent dans la danse et peuvent (conditionnel) entièrement ré-écrire l'esprit de la chose sur lequel les gens étaient d'accord. Leur métier est d'obtenir plus pour moins. Et en l'espèce, on pourrait croire que certaines interdictions d'aujourd'hui ont un sens voulu et caché (par exemple, qu'il y aurait un business énorme derrière la "publication" des paroles des chansons) ... mais en fait non. C'est juste du darwin de notre société consumériste protectionniste qui souvent fini mal car on ne comprends plus, comme une vendetta Corse, pourquoi.

Il est plus que temps de détricotter le problème, de dépiler les empilages volontaires et que le bon sens guident les intérêts de tous. Sinon, on va tenter de tordre la réalité mais comme je le disais : LES FAITS SONT TETUS. (ie: pour être sur d'être compris je dirais :

  1. les utilisateurs finaux qui au final décideront de payer ou pas gagneront
  2. dans l'entre temps ceux qui auront travaillé le plus la "user experience" empochera les dividendes
  3. celui ci risque bien d'être Apple ... tellement il est bien devant d'autres qui seraient légitimes mais sont si loin
  4. dans l'entre temps, ceux qui travaillent sur les conséquences pour protéger leurs intérêts court termistes auront le sentiment de faire du bon travail et leur salaire continuera d'augmenter à leur plus grande satisfaction SANS QU'ILS NE REGLENT RIEN ... si ce n'est introduisent du mouvement brownien dans un mouvement général inéluctable.

Dans 4 ans on verra que mes prédictions 4/ et 3/ sont justes et dans 10 ans, 1/ se révèlera ... je l'espère, sinon, il y a aussi la possibilité "à la Prince", qui est un non sens absolu (le "tout pour ma gueule" poussé à l'extrème) et qui verra disparaitre tous les intermédiaires qui n'auront pas su s'adapter et surtout apporter une valeur ajoutée positive au système.

Bob le moche (non vérifié)
Portrait de mad

Cette histoire de métadonnées me rappelle ma jeunesse.

 

Autour de 1999 j'utilisais un plugin Winamp gratuit, développé par un gus dans un garage, qui m'affichait en live les paroles des chansons écoutées en utilisant Lyrics.com (je crois) et les tags ID3 de mes fichiers. 

 

Nous sommes en 2011 et aucune plateforme légale le propose un service équivalent. Que faut-il en penser ?

 

C'est à croire que l'industrie musicale refuse toute innovation et se cantonne à ses bonnes vieilles recettes de grand mère en tolérant (moyennant un gros chèque) de temps en temps que des sociétés innovent à leur place ! 

 

Allons bon, j'ai pourtant l'impression que dans le vrai monde c'est les sociétés elles mêmes qui doivent innover et proposer des services attractifs pour ne pas être vouées à un sacrifice inévitable sur l'autel de la libre concurrence non ?

Portrait de ZaraA
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C'est en effet ce que j'appelle le must delivery

Ls01 (non vérifié)
Portrait de mad

Ami Emmanuel, with all due respect, tu résous un autre problème  avec tes métadonnées... Le problème que pose l'histoire de paroles.net tient en deux sous-questions :

 

1. Y a-t-il des gens qui **publieront** les paroles de chansons => réponse : oui, et pas que ceux qui font ça pour se faire des brousoufs illégaux... des ados boutonneux, des vieux poètes, des sites communautaires... Les gens de l'Hadopi sont payés pour savoir à quel point il est difficile de virer des **fichiers binaires** illégaux, et dans ce cas des impératifs technico-pratiques rendent quasi-inéluctable la concentration sur des plateformes identifiées, à la Megaupload et alii... Alors virer du texte, qu'on peut publier facilement et presque partout, c'est **impossible** (IMHO)... Et après Google indexe

 

2. Y a-t-il des gens qui **chercheront** ces paroles : oui

 

Bref, tu évacues trop vite le problème avec ton "n'a pas de logique économique ou si peu". C'est probable, mais cela n'empêche pas qu'il y a une demande, qu'elle est servie par des offres (dont la plupart sont probablement illégales mais rassure-toi l'utilisateur lambda l'ignore complètement, encore pire que pour la musique elle-même) et qu'il est impossible (arguably, démontre-moi le contraire si tu penses que je me trompe...) de dégager tous les sites en question. Resteront les efforts coûteux, inefficaces et par-dessus tout contre-productifs en terme d'image pour faire fermer lesdits sites.

Portrait de ZaraA
Posts: 18

Ce dont tu parles rentre pour moi dans la catégorie "si peu", en comparaison avec ce que ce marché de la musique dematerialisée représente en fait. En gros comparer Beusher et de l'autre la FNAC, virgin et les hyper.
Donc, oui bien sûr y a pas de raison de se priver de cette exposition pour les paroles et partitions, mais ça me semble peu convaincant si l'on veut lancer une action politique d'envergure.
Merci

fyr
Portrait de fyr
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Je ne suis pas sûr que ce soit la loi qui va les y obliger. Sachant qu'on ne peut indéfiniment taper sur des clients ou ceux qui entreprennent des actions pour autrui. Le discours "offres légales", camoufle à peine une offre de plus sur le marché. Elles sont concurrentes. Et toutes les méthodes sont bonnes pour tuer la concurrence. Fut-ce dans un prétoire. Comme quand une boite paye pas ses charges le concurrent balance et *paf*.

 

Ce qui va les obliger ce sont ces offres concurrentes à 100 lieux bien mieux en terme de dispo, de choix, de prix, de qualité, d'usage. Et des clients exigents qui tapent du poing sur la table : stop la daube. Amenez vos produits honnêtes, complet, avec un ou plusieurs rapports qualité/prix etc.

 

En deux mots : passer de offres légales à offres compétitives. Aux AD/Editeurs/Syndics/Etc/Filiere-officielle de se débrouiller pour faire mieux que la contrebande ou la contrefaçon. Le sac à main contrefait est plus luxueux et brillant que l'original. Et rigolade suprème c'est le client final qui paye la logistique du transport.

 

Bob a soulevé un problème de stabilité du catalogue : un artiste que tu adules et dont tu achetes les oeuvres via l'offre labélisée, qui disparait soit, mais en plus de tes playlists : tu as plus envie d'acheter.  Le pire c'est que c'est probablement pas la faute du labélisé. Quelle entreprise irait se mouiller à affronter un tel comportement léonin ? Quel client irait acheter pour perdre de la thunes en plus de sa musique ?

 

Pour les extensions du label :

- les additions marketing ca ne fait pas augmenter le prix :) C'est à dire que les booklets, interview, director cut etc : c'est du chouchoutage de la part de l'editeur dans le cadre de la concurrence. Pas un pompage scandaleux du pognon. Et en plus c'est optionel : on doit avoir le choix de ne pas le charger.

- les sous titrages pour malentendants c'est de base, obligatoire. En plus les sous-titre VO ca permet aussi d'apprendre la langue. (musique et films)

- Pour les films les pistes son en multi-langues c'est bien. Dont la VO. La langue d'origine fait partie de l'oeuvre.( c'est d'une platitude tellement c'est basique)

 

Tout ca devrait être très facile à mettre en oeuvre connaissait le caractère chaud-bouillant de nos amis en croisade contre l'horrible contrefaçon. Sinon ca veut dire qu'ils n'en n'ont pas la motiviation. Et la tant pis pour eux et surtout nous, ca va mettre dix ans de plus.

Portrait de ZaraA
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Malheureusement le marché ne s'est pas organisé sur une concurrence mais sur un quasi monopole, Apple. Il faut donc l'aide de la loi si aucune de ces deux parties n'est capable de donner satisfaction à un "must delivery" culturel. Et si l'on doit attendre que le marché devienne granuleux, avec de multiple points d'entrée, alors on en verra jamais la forme aboutie, riche et diversifiée dont on parle là.
L'avantage de ce monopole est qu'il est facilement accessible à un texte de loi. :)

fyr
Portrait de fyr
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Apple a attendu une loi pour se positionner et faire une offre qui marche ? ( sans parler, une fois bien gros, de la suppression des DRM et du doublement des débits de la musique..)

 

Je vois une superbe concurrence du côté des offres non labélisées. Il n'y a pas de quasi monopole d'Apple. C'est un peu rapide de prétendre à un monopole en évacuant le p2p, les direct-download, etc. Même les AD nous expliquent que ce serait massif.

 

Le marché noir ou blanc c'est un marché. Et globalement, il n'y a pas de monopole. Bien au contraire. Par contre pour le marché blanc, y en a même qui font tout pour mettre des batons dans les roues : Google arrive sans 2 gros catalogues de majors. Au pretexte qu'il aurait une activité parallèle avec un moteur de recherche qui trouve.

 

Légiférer donc. Après DADVSI, HADPOI, LOPPSI 1 et 2 . L'EU d'un côté les américains avec le DMCA. ca va devenir plus un vérou qu'un stimulus. Franchement sur les 10 dernières années sur le numérique donnez moi UN seul truc bien qui est sortie de l'Assemblée ? 

 

( Et je n'aime pas dire marché noir, il est aussi basé sur la liberté d'expression et d'entreprendre, et vu ce qui en sort, c'est souvent respectable. Bien plus que ceux qui nuise à Goole sur son offre de store mucisal)

 

Pour en revenir au sujet des paroles, rappelez-vous 1999 et Winamp : ca cherchait les paroles tout seul sur le Net. Wouhouuuuu.

 

 

 

Portrait de Sariel
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Je ne vois pas qui serait prêt à payer pour des paroles de chanson. Comme dit X fois plus haut, si on va voir les paroles d'une chanson, c'est rarement si ce n'est jamais par hasard. Ca suppose qu'on la connaisse déjà (si on veut connaitre une chanson parce que X ou Y dit que c'est bien, le premier réflexe sera youtube, dailymotion, deezer ou spotify).

Je suis aussi modéremment convaincu par l'argument vecteur de promotion : j'imagine assez mal quelqu'un tomber par hasard sur des paroles et aller écouter parce qu'il a aimé le texte, tout bêtement car je ne vois pas comment tomber par hasard sur un texte de chanson (mis à part se tromper de texte alors qu'on en cherche un autre).

Je ne me prononce pas sur le plan juridique mais si le site paroles.net ne gagnait pas d'argent, je trouve qu'il ne faisait que rendre un service qui peut être apprécié par certains mais qui n'iraient pas jusqu'à payer. Quitte à choisir un angle qui aurait pu rapporter, c'était 1) de demander de rajouter des liens vers des plateformes de téléchargement légal ou 2) lui demander d'ajouter des pubs pour générer des revenus que les ayant droits auraient pu ponctionner. Fermer purement et simplement un site avec une telle notoriété, je trouve ça contre-productif, au mieux.

Portrait de vital song
Posts: 1

Bonsoir,

je suis François Millet éditeur indépendant, je "pilote" la commission base de donnée au sein de la fameuse CSDEM qui vous démoralise par son site, ses actions juridique contre productive, qui n'est pas "aware", à la bourre et qui doit avoir besoin du Google traduction pour comprendre "user
experience":-)

C'est cette commission qui oeuvre depuis 3 ans pour la consitutution et la mise à disposition d'une base de donnée de parole a des fins d'exploitation numérique.

Quelques fait rapidement:

Les éditeurs ( et via eux les auteur compositeurs) n'apportent pas les droits d'exploitation numérique des paroles à la Sacem.

Contrairement au "master" des chansons qui ont un ayant droit unique: le producteur; "l'oeuvre"(parole et musique) peut avoir autant d'ayants droits que de créateurs. Donc si vous voulez exploiter un master (MP3) : un interlocuteur;  si vous voulez exploiter l'oeuvre dans un autre contexte: plusieurs interlocuteurs ( je peux vosu faire dessin quand il s'agit d'un groupe!)

Ce qu'il en est de l'offre légal c'est qu'elle existe depuis plus d'un an. Le problème est qu'une faute "stylistique" de la dépèche AFP ( suite à l'article dans les échos du 9 nov.) permet à la majorité des journalistes qui la reprennent d'écrire "qu'il faudra bcp de tps pour qu'elle existe".

Il s'agit, pour la première fois au monde, d'un guichet unique tant pour les exploitants pour obtenir une licence, que pour le réglement des ayants droits. Les producteurs n'ont toujours pas  réussi à le faire, chaque exploitant doit faire le tour des popotes, alors que pour rappel ils sont un seul AD par chanson:-)

Une licence unique suppose que la majeur partie des AD, les éditeurs Majors et la pluspart des indés ds le cas présents, ce soient entendus pour mettre leur catalogue à disposition. Un guichet unique pour le réglement des ayant droits, suppose de mettre en place une gestion collective ( pour rappel la Sacem n'est pas concernée). Les éditeurs ont donc apporté leurs oeuvres (mandat) à la Seam qui gère jusqu'alors les droits de reproduction par reprographie ( photocop de partition)

Cette offre légale uniquement francophone d'environ 10 000 textes est pour l'instant "reprise" par: Voilà, Purefan, LaCoccinelle, Jukebo et Greatsong

Pour qu'une offre soit pertinente sur le marché aujoud'hui il faut environ 70 000 textes dont 15% de francophone.

Notre base aura dans les jours qui viennent plusieurs dizaine de milliers de titres anglophones fruit de tres longues démarches politique au seins des majors régient par un marché international loin de nos intérêts nationaux. Derniers évènement en date le rachat d'EMI par Sony ATV avant hier...

Concernant le bizness modèle il est pour l'instant uniquement en revenu share sur la publicité ( bannière préroll vidéo) et l'affiliation

Concernant le potentiel de ce marché de 35 à 40 millions de pages vu parnmois il est suffisamment conséquent pour que le l'ex propriétaire deParole.net se soit senti obligé de déménager en Thailande ( d'ou les années de poursuite) d'ou il gérait seul son site dont le C.A cumulé sur les 4
dernières années fut de plus de 800K€.

Alors que son offre corresponde à un besoin, evidemment, mais que celle-ci soit mise en ligne par des internautes volontaires, croyant oeuvrer pour la bonne cause du partage de la chanson française, alors que les revenus publictaires généré ne profite qu'à un seul homme, il me semble que c'est un problème. Si on ajoute qu' il n'est jamais venu a l'esprit de celui-ci que des auteurs compositeurs pouvaient et devaient être rémunérer et qu'en effet il était le N°1, c'était la bonne cible.

La majeur partie des sites illégaux fonctionnent sur ce principe.

Précisions: avec la vidéo (le clip), les paroles sont sont le seul "produit"à garantir à l'annonceur la présence de l'internaute devant son écran, alors que l' on peut cuisiner en écoutant Deezer. Un pré roll vidéo avnat un textende paroles ce vend entre 5 et 10 euro le clic selon l'offre, le site la pertinence etc...

le titre d'une chanson est avec le nom de l'artiste généralement le pointd'entrer pour toute recherche musicale comme l'envie d'écouter de la musique. le titre des chansons ont donc une capacité de référencement naturel sur Google tres puissante. la majorité des sites proposant des
paroles ne le font que pour cette raison afin d'améliorer leur ranking google et de capter une audience pour leur bizness d'affiliation. Greatsong ( qui est donc légal) est le première affiliateur, créateur de traffic de Virginméga par ex.

Nous rencontrons Mr Walter bientôt et j'essaierais de revenir ici pour qu'il est quelqu'un qui commence à savoir de quoi il parle:-) quitte à contredire le Paco Rabane du numérique que je dois surpassé en nombre de faute d'orthographe

Derniers point: Apple ne veut pas des paroles.

 

 

fyr
Portrait de fyr
Posts: 17

Déjà ca brise le silence assourdissant des AD and co.

 

Merci

 

Demain ca va être plus sportif :)

Portrait de eric.walter
Posts: 33

Bienvenue ! Bravo pour avoir pris l'initiative de venir ici et merci pour ces premières précisions :)

Merci de ces inputs ... que nous aurions aimé lire avant, plutôt que le laconique message laissé sur le site paroles.net. Expliquer est toujous préférable à l'obscurantisme, surtout si en vient à se poser des questions de fond.

Vous démontrez avec brio l'intérêt de la démarche Hadopi et Labs ... car quel endroit nous est-il laissé aujourd'hui pour tenter de refaire passer "tête par dessus cul" à tous ces sujets touchant de près ou de loin le Numérique ?

Bienvenu donc dans les Labs, bienvenu dans une tentative de construction d'une "open reflexion", sur un sujet qui n'est pas vertical mais bel et bien horizontal.

BTW, pas bien compris la fin de votre intervention. Qui sont les ou le Paco Rabane du numérique et LBL, qu'Apple ne veuille pas des paroles est une "impression" très mouvante. Apple ne veut peut être pas d'un business model différent du sien, mais ca, c'est une autre histoire et il faut déjà pas mal de recul pour comprendre comment tous ces acteurs, bien plus puissant que les AD et même que l'Hadopi avancent.

fyr
Portrait de fyr
Posts: 17

 

Du coup de ce que je lis c'est qu'il y a tellement d'acteurs et une legislation tellement contraignante qu'un internaute, avec un peu de pub, et qui reussi à fédérer autour de lui, réussi à ce que les fans aient leurs paroles.

 

Pourquoi ne pas avoir négocié avec paroles.net sur leur web, de mettre en place un système où les utilisateurs finaux satifsaits pouvaient s'acquiter de leur sousous  ?  Pourquoi systématiquement démolir ce que vous ne savez pas bien faire, au lieu de le rendre meilleur ? Exemple de transformation à l'étranger : Napster, GraceNote (le catalogue des CDs, qui est passé d'une initiative commune libre a un truc payant en ayant volé les internautes. Et nous internautes nous avons à peine râlé...)

 

Mr Bouton nous parle gestion collective , ca tombe bien Internet permet très bien cà. En supposant qu'on parle du même "collectif". On peut quand même poser la question : comment des "quidams" sur Internet arrivent mieux que les ayants droits et syndics officiels, à proposer des choses qui marchent ? La chose importante : ca marche. Si le "légal" laisse le vide, la place va être prise. 

 

On reprend l'exemple de Gracenote : la boite se développe à la fois vers les internautes qui peuvent utiliser la base, les editeurs de logiciels (libre ou non)  interroge via une API . Pire encore : vous êtes AD ou dans la mouvance : contactez Gracenote pour uploader vos datas. Et *miracle* il y a les paroles. De plus le fameux "Genius" díTunes s'appuit sur leur base. Ah oui : Gracenote c'est pas français. Ceux qui auraient voulu voir des initiatives nationales , tout ça tout ça, c'est pas là.

 

Au lieu de démolir paroles.net (au nom de la loi), on aurait pu voir une intiative rentable (CA de 800K€/4 ans pour un gus dans un garage thaï) ,et utiliser le talent constaté : au lieu de pulvériser le site du mec vous en faite un dirigeant de la boite que vous rachetez. En gros en les tuant vous avez fermé la porte à qqchose qui aurait pu rendre plus divers l'offre de paroles. Mais là c'est juste Gracenote (ou un autre) qui gagne un pion de plus dans la bataille. Chaque fois que vous allez fermer une offre (légale ou pas) vous allez rendre qqn d'autre (y compris vous même à condition d'avoir une offre) plus puissant.

 

Vos utilisateurs finaux sont les AD, les autres utilisateurs finaux des offres "légales", les fans,  sont aussi les inventeurs des offres (tout court) et ceux qui vont consommer et vous donner du pogon, directement ou pas. Pas d'offre satisfaisante => pas de pognon => génération spontanée d'une offre sur Internet

Portrait de Tris
Posts: 312

Voici les liens des différents sites dont vous parlez :

Purefan

Jukebo - par contre je devrais peut-être changer de lunettes car je ne vois pas du tout ou se trouvent les paroles de chansons.

GreatSong

Portrait de Erebuss
Posts: 13

Pour jukebo ... quand tu vas sur un clip musical à droite.

Enfin bon, quand elle existe car sinon :
Les paroles de chanson de Titre  ne sont pas encore disponibles mais vous pouvez les proposer si vous le souhaitez

Portrait de remi.bouton
Posts: 7

Il faut saluer l'effort de la CSDEM et de son représentant ici, François Millet, afin de fédérer le maximum d'éditeurs pour mettre en place une gestion collective des paroles de chanson sur le Net. Reste que le métier d'éditeur est tellement artisanal, tellement diversifié, et les catalogues tellements atomisés qu'il est peu probable que, même après beaucoup d'efforts, il soit possible d''accéder à l'essentiel des paroles des chansons françaises et étrangères.

 

Internet étant un formidable moyen d'accéder à tout, il n'est pas imaginable, à terme, que les solutions proposées par les ayants droits ne fonctionnent qu'au cas par cas, selon le bon vouloir de tel ou tel représentant d'un ayant droit.

 

De la même manière que la gestion collective des droits voisins sur internet sera le seul moyen de permettre un large diffusion des catalogues sur de nombreuses plateformes en toute sécurité juridique (et égalité de traitement pour les artistes et les producteurs), la gestion collective des paroles de chansons sur Internet serait le seul moyen de permettre à la fois de développer les offres mais aussi de donner à tous citoyens l'accès (gratuit ou payant) à tout le catalogue.

 

De plus, la gestion collective est l'unique moyen de favoriser la diversité culturelle en offrant à chaque auteur ou éditeur les mêmes conditions commerciales et le même accès au public. 

 

Si on ne veut pas d'un web strictement marchand qui limite l'offre aux chansons à succès ; si on veut que le patrimoine ait toute sa place dans les mondes numériques, il est absolument nécessaire de favoriser la mise en place d'une gestion collective obligatoire des droits en ligne (publishing comme master).

 

Et une remarque pour finir, les outils de reconnaissance vocale pourraient rapidement permettre à des plateformes de fournir les paroles des chansons à partir de la piste son. Il y a quelques années, les éditeurs de livre se sont insurgés quand ils ont compris que des machines pouvaient lire à haute voix des codes ASCII. Ils perdaient un revenu : celui du droit sonore sur les livres. Les éditeurs de chanson perdront peut-être un jour et pour les même raison, le droit sur les paroles écrites. Alors dépéchez vous Messieurs de les mettre à disposition de manière simple et efficace. Et pas seulement les hits de quelques uns. Toutes les chansons. 

Il y a des millions de titres en ligne, pourquoi seulement quelques dizaines de milliers de lyrics ?

Moi qui adore accompagner au piano les lieder classiques (Schubert, Fauré, etc.) , et aussi traduire la mélodie française en anglais, je suis fan de http://www.recmusic.org/lieder/ que j'espère personne n'ira fermer (faut aller au Missouri pour ça :-)

Et heureusement qu'il y a aussi http://imslp.org/wiki/Accueil parce que la musique, c'est effectivement les paroles, et les notes...

D'une manière générale, quand on lit le post de François Millet, c'est comme pour le cinéma : on a construit des bouzins juridico-légaux qui sont des vrais freins à l'innovation, parce qu'ils impliquent trop de personnes qui ont leur mot (meaux) à dire. Si on passait d'un système d'opt-in (on attend que tous les AD se soient exprimés) à un système d'opt-out (on fait quelque chose avec une date limite, et tant pis pour ceux des AD qui ne se sont pas exprimés) on pourrait déjà débloquer pas mal de trucs.

Just my 2 cents

Obélix (non vérifié)
Portrait de mad

Bonjour. J'ai lu beaucoup d'articles aujourd'hui sur cette histoire Paroles.net. Quelques commentaires:

Vous parlez de jugement mais il n'y en a pas eu, pas même de procès. Juste une plainte puis un accord amiable. A priori ce n'était pas un cas simple avec le site géré via une société à l'étranger. Le webmaster avait mentionné la plainte fin 2008 sur son site. On est loin de 8 ans de procédure.

Vous parlez de fermeture, mais le site indiquait "Fermeture Définitive, avril 2009". Ca ne change donc pas grand chose aujourd'hui pour nous internautes.

Sinon d'accord avec Fyr: Pourquoi démolir Paroles.net plutôt que proposer une solution ? L'avis général semble être: pour faire un exemple avant de sortir l'offre légale. Triste car Paroles.net proposaient pour les chansons françaises une qualité qu'on ne retrouve nulle part aujourd'hui.

Dernier point, il y avait sur le site Paroles.net une sorte de blog aujourd'hui introuvable où le webmaster racontait la vie du site. Il avait mentionné plusieurs fois le mur auquel il se heurtait en cherchant une solution avec la CSDEM. Tout n'est probablement pas si blanc/noir dans cette affaire.

Obélix

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