De l’internaute ou de l’éditeur, qui mène la danse ?

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Portrait de Tris
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Avec l’avènement du Web 2.0 et des blogs, de plus en plus d’auteurs se font d’abord connaître sur les réseaux et conquièrent un public.
Est-ce que le blog devient le passage obligé pour les écrivains, non seulement pour se faire connaître du public mais également des éditeurs ?

Pensez-vous que les maisons d'édition aient fondamentalement changé leur façon de travailler ?

Crédit photo : Mario Castello / MASTERFILE

Portrait de cwicket
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Parler de "passage obligé ", cela fait un pau trop catégorique. Les auteurs ne sont pas OBLIGES d'ouvrir un blog, cela est juste fortement recommandé pour entretenir un lien avec leur lecteurs. Disons que la tenue d'un blog personnel pour un auteur déjà présent via support physique( papier s'entend) lui permet d'entretenir une relation de communication plus avancée avec ses fans, lesquels peuvent lui suggérer des thèmes ou des questions à travailler pour ses prochains albums.

De plus beaucoup de fans n'ont pas tous la chance de pouvoir croiser leurs auteurs favoris lors des convention (type Angoulême). Le blog de l'auteur sert un peu de "rattrapage" dans ce cas.

Concernant les maison d'éditions , je constate que de plus en plus d'entre elles, notamment sur la scène comics/mangas ont affermis leur présence sur la toile. Mais le fan reste essentiellement attaché à l'auteur et à l'oeuvre , plutot qu'a la maison d'édition elle même.

Portrait de Tris
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Hello :)

Alors justement, est-ce que tu penses que le Web permet de réduire le processus d'édition et donc des intermédiaires ? Quand on a discuté de la BD la semaine dernière, un contributeur a souligné que l'avantage des blogs était que le dessinateur avait une meilleure maitrise sur son oeuvre. 

Là, on essaie d'élargir : tu penses que les bloggueurs qui deviennent des auteurs édités sont un phénomène de niche ou au contraire sont précurseurs d'un nouveau mouvement ?

 

Portrait de cwicket
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Quelques liens sur les blogs BD au hasard....

http://www.userfriendly.org/

http://blogsbd.fr/

Sinon je pense pour ma part que ces blogs BD sont à la fois un phénomène de niche et à la fois précurseurs. Phénomène de niche parcequ'ils s'adressent à un public connecté, qui surfent régulièrement et se tient surtout informé via le web (comme moi par exemple). Mon père qui était un fana de BD n'aurait jamais osé cherché ce genre de BD sur le net, car il n'a pas la "culture web" que je peux avoir.

 

C'est aussi l'annonce d'une toute nouvelle tendance pour les bloggueurs plus créatifs et plus artistiques, qui chercheront à se démarquer des blogs classiques (textes, son video) en démontrant leur talent à l'ensemble des bloggueurs et des internautes "de passage" , qui en général finissent par suivre régulièrement s'ils sont accrochés. Pour ma part, je suis régulièrement userfriendly par exemple, par ceque je suis issu du monde geek concerné :) Après chacun trouvera le blog BD qui lui correspond.

 

Portrait de TheSFReader
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Je suis un peu réservé sur le postulat que les auteurs se fassent d'abord connaitre sur les réseaux avant de conquérir un public.

 

Si cela peut arriver pour certains(Maitre Mô, qui est un bloggeur avant d'être un auteur), je pense que c'est avant tout par leurs écrits qu'ils se font connaitre. Après, leur implication dans les "réseaux sociaux" (de manière générale : twitter,facebook,google+,blogs,forums etc.) leurs donne clairement une proximité et un moyen de "fidéliser" les lecteurs qui n'existait que peu jusqu'alors.

 

Par contre, oui, les réseaux sociaux peuvent "amplifier" leur présence et leur visibilité, et certains auteurs savent utiliser cette amplification à leur bénéfice. Mais de base, si l'oeuvre est mauvaise, c'est cette médiocrité qui sera amplifiée...

 

 Autre point : le fait pour un auteur de se faire connaitre par un éditeur : Bien que le phénomène n'existe que peu en France actuellement, les ebooks permettent à certains auteurs de se passer complètement d'éditeur. La reconnaissance par un éditeur n'est du coup plus absolument nécessaire.

 

Enfin, concernant les maisons d'édition, je suis plutôt d'accord avec cwicket : avant de s'attacher à une maison d'édition, (même si certaines sont reconnues pour leur "qualité"), la fidélité des lecteurs va avant tout aux auteurs qu'il connait. Effectivement, pour la découverte, un lecteur peut utiliser son expérience des oeuvres d'un éditeur comme aide au choix, mais ça me semble bien moins important comme facteur que l'auteur.

Portrait de Ethanaul
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Les réseaux sociaux, ou les blogs d'auteurs, ou tout moyen de communication d'un auteur vers son public, permettent une communication et une fidélisation. Mais en aucun cas ce n'est un passage obligé pour accéder à l'édition "officielle", cela permet juste d'inverser le système: Soit on est connu parce qu'on est édité, soit on est édité parce qu'on est connu. Enfin, dans les deux cas, il faut qu'il y ait bien évidemment une qualité.

En fait, que l'auteur soit connu d'abord du public, ça permet à l'éditeur de prendre moins de risques et de réduire ses coûts publicitaires, mais je ne pense pas que cela soit important. Dans tous les cas, si l'oeuvre est bonne, le bouche à oreille reste le meilleur facteur de promotion d'un auteur.

Bien sûr, je ne tiens pas compte de la collection de prix littéraires existants (surtout quand on trouve un Goncourt truffé de fautes) qui eux ne sont que de la promotion sur des critères arbitraires et incompréhensibles.

Portrait de Tris
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... qui mène le jeu ?

L'impression que me donne des bloggueurs comme Maître Mô, Anna Sam, Princesse Sosso et d'autres, c'est que finalement, c'est les éditeurs qui commencent à avoir besoin des bloggueurs.

@TheSFReader : tu m'as appris un truc sur l'auto-publication, je ne savais pas. Tu as des exemples de pays pour l'auto-publication en passe de devenir un "vrai" phénomène ? 

Portrait de cwicket
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Personne ne "mène le jeu" à mon sens.

Il s'agit, je pense, d'une simple adaptation de la part des éditeurs, et plus certainement de certains auteurs (pas tous, pas encore) qui ont juste vu le Web comme une nouvelle plateforme de diffusion , avec de nouvelles "règles", dans le sens où la communication avec les lecteurs/fans est primordiale, car Internet est avant tout une plateforme d'échanges (je n'utiliserai pas le terme "partage" car je le trouve un peu trop bisounours... sans vouloir en offenser certains)

 

Et donc au final, les auteurs ont juste compris (enfin pour ceux qui s'y sont installés) qu'Internet est un relais de plus pour promouvoir leur oeuvres, comme pour les diffuser en exclusivité le cas échéant. Après libre à eux de vouloir les diffuser gratuitement, ou pas. La différence se jouera en terme de qualité du contenu diffusé, et en fonction du tarif si applicable.

Toutefois Il paraitrait assez saugrenu de "transformer" le blog d'un auteur en vitrine purement commerciale.

Portrait de Tris
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... tu penses à quelque chose de précis ?

Tu peux expliciter ? Je ne suis pas sûre d'avoir compris :)

Portrait de cwicket
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Je voulais juste expliquer qu'il faut bien séparer la notion de blog d'auteur et de site vitrine. Selon moi , un blog est (et doit rester) un espace d'expression et donc d'échanges (discussion) quelque soit sa forme, que ce soit par texte, video, son ....

Un Site vitrine , même pour promouvoir un auteur, comporte une notion commerciale, avec pour but de vendre un bien ou un service.

Donc si la question est "faut-il développer l'offre légale pour les auteur qui diffuse leur oeuvres a travers leur blog", la question me parait non avenue à la base...

Portrait de Tris
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... car ce n'était pas la question posée :D

Ok compris ce que tu voulais dire sur la notion de vitrine et de blog :)

Portrait de TheSFReader
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A signaler que si l'on parle de blog pour un auteur/artiste, ça ne veut pas forcément être un blog dédié à son/ses oeuvres ! Mieux vaut un site/blog passionné et intéressant au sujet de la vie des hamsters (qui intéressera au moins les amateurs d'hamsters) qu'un site mal foutu et purement à la gloire de l'OEUVRE et de son auteur, qui sera perçu comme un artifice et une barrière, voire un attrape-gogos plutôt que comme un terrain de dialogue, de découverte, et d'échanges avec l'auteur.

 

Pour autant, des liens vers la biographie, vers des lieux d'achat des oeuvres peuvent être bienvenus, à conditions d'être marginaux.

Portrait de TheSFReader
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Re: Auto-publication (self-publishing) Plus que des exemples de pays, je parlerais  d'exemple de langue : en anglais. Il faut bien reconnaitre que le marché anglophone est bien plus important (et mur vis-à-vis de la lecture numérique) que le marché français.

 

Un petit lien vers un "recensement" non exhaustif d'auto-publiés ayant vendu plus de 50 000 ebooks : 

http://www.kindleboards.com/index.php/topic,103665.0.html

 

Note 1: Attention, "vendu" ne ne limite pas sur le prix de vente (peut être par exemple de 99cents, mais exclue les téléchargements gratuits.

Note 2: Si certains auteurs de la liste étaient considérés comme midlist (déjà publiés mais pas bestsellers) (http://en.wikipedia.org/wiki/Midlist), d'autres étaient des inconnus parfaits.

Note 3: Parmi les auteurs de la liste, midlist ou "inconnus), un certain nombre ont pu quitter leur travail pour se consacrer à l'écriture à plein temps.

Note 4: On peut noter outre atlantique des auteurs précédemment publiés par des éditeurs et passant maintenant à l'auto-publication http://www.crainsnewyork.com/article/20120213/MEDIA_ENTERTAINMENT/120219968

 

Et oui, il faut bien reconnaitre que certains éditeurs utilisent le "terreau" des auto-publiés comme terrain de chasse pour découvrir des "talents".

 

Par exemple Michael Sullivan (auteur d'une série "Fantastique") après avoir vendu ses livres par l'intermédiaire de la société créée pour l'occasion son épouse, les a transférés chez Orbit (filliale d'Hachette) et les droits français ont été repris par Bragelonne.

 

Amazon a même démarré une maison d'édition maison, recrutant un certain nombre  d'auteurs parmi les self-published.

 

 

 

Portrait de Tris
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Merci pour les explications :)

Portrait de kerrubin
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L'internet facilite les échanges.

Bien utilisé, bien référencé, il permet de faire connaître n'importe quel contenu et donc n'importe quel artiste (au sens large).

Certains l'ont compris et l'exploitent (dans d'autres domaines : Rémi Gaillard ou le Donjon de Naheulbeuk).

Alors pourquoi il en serait différent pour les écrivains ?

Les moyens techniques actuels (blogs, magazines en ligne, média sociaux... sont des exemples) permettent de se passer intégralement d'intermédiaire.
C'est donc les internautes qui choisissent ce qu'ils veulent voir/lire/écouter et plus les éditeurs qui choisissent ce qu'ils veulent publier. Et c'est bien ça qui a changé avec la démocratisation d'internet (web 2.0).
Et comme pour d'autres domaines (je pense à l'agriculture, qui est totalement différente mais à la fois semblable), la suppression des intermédiaire bénéficie aux deux parties.

L'internaute n'est pas un consommateur passif qui prend ce qu'on veut bien lui donner. L'internaute, c'est un consommateur qui va chercher ce qu'il veut, ce qu'il aime. Sans censure, sans filtre d'aucune sorte, en direct.

 

Ajout : L'intermédiaire doit donc prouver que passer par lui apporte une valeur ajoutée que le contenu d'origine n'a pas.

Portrait de Tris
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.... justement cette valeur ajoutée qui justifierait que l'on passe par un intermédiaire ?

Oui effectivement, ce n'est pas propre aux blogs mais on travaille sur le livre en ce moment, d'où l'accent mis sur les textes :)

Portrait de kerrubin
Posts: 84

 

Pour le livre, je dirais le portage vers les différents format. Autant une personne lambda peut "imprimer au format pdf", autant le portage vers les formats propriétaires divers et variés et plus complexe.

Après, l'intermédiaire peut aussi améliorer la qualité du contenu en lui-même : relecture (orthographe, grammaire, même si parfois il reste encore des fautes dans les livres, sic.), traductions, ajout d'ilustrations... C'est con, mais dans le cas d'une traduction ratée, on pensera que l'auteur est mauvais ou écrit mal, pas que c'est la traduction. Et une belle illustration en couverture, ça attire.

Le contenu peut également être mis à disposition pour les personnes à l'acuité visuelle réduite ou les aveugles (bah oui, pourquoi ils n'auraient pas le droit de lire ???) via braille ou livres audio...

On peut aussi imaginer des applications dédiées à un livre : lecture + ambiance musicale...

Il y a tellement de point qui peuvent mettre en valeur le contenu...

 

PS 1 : pas de souci pour le livre :)
PS 2 : c'est @kerrubindotnet sur twitter, je suis pas certain du @kerrubin sache écrire, vu l'avatar ^^

Portrait de TheSFReader
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Outre les apports présentés par kerrubin, certains n'ont pas le temps ou la motivation de surfer pour trouver du contenu de qualité, ou pour se "tromper" à prendre des risque et commencer à lire quelque chose qui ne leur plairait pas. A ce titre, les éditeurs ont aussi un rôle de "caution qualité" à donner.

De là à justifier les marges et conditions établies lorsque leurs risques étaient bien plus élevés...

Portrait de kerrubin
Posts: 84

Ca rentre pile poil dans le sujet : http://korben.info/booktype.html

Portrait de le_jax
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Je pense que c'est l'auteur qui mène la danse. Sans auteur, pas d'éditeur et pas de lecteur (des fois on a des auteurs sans lecteurs, mais ce n'est pas de la faute des lecteurs).

Avec l’avènement des blogs, de l'impression numérique, la verrue du XIX siècle qui subsiste, c'est l’éditeur.

À quoi sert un éditeur aujourd'hui ? À faire connaitre le produit ? Internet va plus vite que lui. À distribuer le produit chez les libraires, ? Désolés mais les libraires vont disparaître... Faisons sauter les intermédiaires qui bouffent la laine du mouton.

Portrait de Tris
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Ah ben comme ça c'est clair :)

Déjà bienvenu ici.

Donc pour toi, finalement, seuls subsistent le lecteur et l'auteur et tout le reste de chaîne est voué à disparaître, si j'ai bien tout compris ?

Portrait de TheSFReader
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Perso, je ne crois pas que les intermédiaires doivent disparaitre. Juste qu'il faut rééquilibrer les rapports de force (et compensations diverses et variées).

 

Vous trouverez toujours des auteurs qui ne veulent pas mettre les mains dans le cambouis et faire autre chose que de l'écriture ou financer /organiser les relectures, la couverture, le marketing etc. (qui était partie du pré carré des éditeurs). C'est là l'avenir des éditeurs, mais bien en tant que partenaire, et non plus en tant que maître, d'où re-répartition des compensations.

 

De même, les détaillants offrent une valeur ajoutée aux auteurs (et lecteurs) : un lieu de recherche et de découverte, de mise en relation, une infrastructure de vente etc. C'est bien cette valeur ajoutée qui est "vendue" aux auteurs.

 

Malheureusement pour moi (qui ais décidé de boycotter Amazon), c'est eux les meilleurs (et de loin) sur ce créneau, et je suis absolument certain qu'actuellement ce sont eux qui donnent le meilleur  rapport qualité/prix vis à vis de leurs fournisseurs.

 

Portrait de le_jax
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Pourquoi serais-ce le "travail" des éditeurs de définir la couverture ? Les auteurs ont souvent une idée (même vague) de ce qu'il voudrait.. mais ils n'osent l'exprimer. On trouve des graphistes talentueux (par l'intermédiaire de leurs blogs) .

Peut être faut- il en effet redéfinir le mot éditeur.

Il faut se passer des maisons d'édition, c'est urgent. Mais on pourrait imaginer que les éditeurs des maisons d'éditions deviennent des "Conseillers d’édition", capable de trouver un graphiste, un comunity manager, etc pour faire vivre le l'ouvrage.

Portrait de Tris
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En fait, plutôt qu'une maison d'dition, tu verrais une collaboration où chacun serait sur un pied d'égalité ?

Portrait de le_jax
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Oui par exemple. Et pas forcément reconductible. Un auteur, un "éditeur", un graphiste, un CM qui s'associent pour faire vivre un ouvrage. Peut être introduire dans le ménages un processus de traduction. L'auteur devrait sans doute être plus égaux que les autres :-)

Portrait de TheSFReader
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Si l'auteur a une idée de la couv', mais n'a pas le temps de la faire, ou de trouver/controler un prestataire pour la réaliser, pourquoi pas !

 

Le futiur que j'imagine pour "l'édition" sera effectivement ce que vous donnez comme périmètre aux "conseillers de publication" (oui, je suis un peu pédant sur le terme, utilisant une francisation du terme publisher, qui prête à mes yeux moins confusion qu'éditeur). 

Pour autant, rien n'empêche les "maisons d'édition" de se transformer en "société de service" spécialisées dans le conseil en publication. Ils seraient de nouveau ce qu'ils étaient à l'origine : un service apporté aux auteurs, et non plus un passage obligatoire.

Après, ce sera aux auteurs de négocier (sinon en position de force, au moins équilibrée) la compensation offerte aux sociétés "conseils en publication".

Portrait de le_jax
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certes, l'idée me séduis mais j'ai peur que les travers reviennent vite... Je pense qu'il faut casser les maisons d’édition. Qu'elle se rendent compte que se ne sont que des anti-biotiques et donc, pas obligatoire ! Ou a sous la main des outils géniaux que nous utilisons pas à 10% ( à commencer par le cerveau) :-)

Portrait de vincent.petitet
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Il faut bien comprendre que l'écrivain n'est pas toujours à même de définir une ligne graphique claire pour son ouvrage, surtout si celui-ci s'inscrit dans une ligne éditoriale propre à une maison. L'éditeur a un rôle de conseil important à ce niveau.


Par ailleurs, de nombreux écrivains sont redevables à leur éditeur de l'aide qu'ils ont pu apporter dans le cadre d'une direction littéraire, afin d'affiner leur propos, reprendre une partie du travail d'écriture. Un livre est ue lente élaboration, certes solitaire, mais qui abesoin de se nourrir du regard expert de l'éditeur. Il en va de même dans les contacts avec les libraires et les représentants : c'est bien l'éditeur qui aide l'écrivain dans cette distribution et cette mise en réseau d'un livre et de la personnalité de son auteur.


Il faut arrêter de voir dans les éditeurs de simples marchands qui font commerce de livres, c'est une vision bien simpliste de l'élaboration littéraire.

Portrait de Tris
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Loin de moi l'idée d'être désagréable avec qui que ce soit mais il y a quand même des "familles" chez les éditeurs. Autant certains font un vrai travail d'accompagnement, de direction littéraire, de relecture, autant certains sont uniquement intéressés par la vente.

Le livre "Enfer & Best-seller" croque de manière assez délicieuse cette seconde famille.

De la même manière, je me rappelle un article de je sais plus dans je ne sais plus quelle publication qui soulignait l'abondance des rayons au moment des sorties littéraires.

Il y a quand même un aspect commercial. Autant Beckett sera encore lu dans 200ans, autant j'ai quelque doute sur certains auteurs qui sont portés aux nues actuellement.

Portrait de TheSFReader
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(perdu mon post !! J'avais passé 1/2 heures dessus !) Allez, juste un lien avant que je me le retape ...

http://jakonrath.blogspot.com/2012/01/at-home-with-sixes.html

Portrait de TheSFReader
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Distribution, libraires, représentants, mise en réseau. Bien sûr ça a de l'importance sur les livres papiers... mais en numérique, pour ainsi dire aucune. 

 

Livre en numérique pur, ou en POD, et voilà, pas besoin de se séparer de 30% des royalties. 

Ligne graphique ? Donner 500€ (et c'est cher) à un graphiste pro pour faire une couv digne de ce nom c'est mieux que se le faire facturer 5-10%.

Direction littéraire, relecture, correction,  ? Pareil, 500€ et basta ! Pas besoin de payer (à vie !) 20% pour ce service là.

Publicité, promotion, marketing ? C'est l'auteur qui le fait, sur les blogs et réseaux sociaux, qui amplifieront pour peu que le livre soit bon. Encore 20% d'économisés. 

 

Alors oui , c'est vrai, ce type d'approche ne conviendra pas à tous, et certains se tourneront vers les éditeurs. Mais ceux-ci devront alors véritablement justifier leur part du gateau, au lieu de se réfugier derrière la barrière du papier.

Portrait de TheSFReader
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Et pour tempérer mon propos, une petite recopie d'un billet sur mon blog : 

 

J'aime les éditeurs !

 
J'ai un aveu à vous faire : J'aime les éditeurs.
OUI, MOI, qui verse tant de bile sur nos grandes et illustres institutions de la littérature Française, je les aime.

Un éditeur, c'est quelqu'un qui aime le livre. Qui aime la langue et les idées.
Un éditeur, c'est quelqu'un qui prend le risque un peu fou d'investir ses efforts, sa sueur, sa conviction, et souvent son argent, dans l'écriture d'un autre.
Un éditeur, c'est quelqu'un qui aime les auteurs, qui leurs donne une autre chance, après l'échec d'un livre, pour se reprendre sur un livre suivant.
Un éditeur, c'est aussi quelqu'un qui aime suffisement les auteurs pour les  financer au lieu de les exploiter.
Un éditeur, c'est quelqu'un qui prends le risque de proposer des livres différents, risqués, en dehors des sentiers battus et rabattus,
Un éditeur, c'est aussi quelqu'un qui peut proposer avec audace des livres nouveaux dans des sentiers délaissés par les autres parce que plus forcément à la mode.
Un éditeur, c'est quelqu'un qui cherche des lecteurs, et non des clients.
Un éditeur, c'est quelqu'un qui montre du respect envers les auteurs, les oeuvres, les lecteurs.

Alors, OUI, j'aime les éditeurs.

Enfin... pas tous, juste ceux qui méritent ce titre élogieux.
Portrait de dwarf_power
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Dans le livre il y a trois choses indispensables, l'auteur le lecteur et le libraire. Je parle la du livre littéraire et du beau livre. Le livre technique, et son avatar le livre scolaire, sont à part.

Quels livres se vendent en supermarché, sur internet ? Amazon a beau avoir une profondeur de stock que ne pourra jamais avoir un libraire combien de vente réalisent-ils sur ce back catalogue ? Si on considère que le libraire pourra être livré dans les même délais qu'Amazon, ou une autre boutique en ligne,  et sur le même nombre de référence, prétendre à un avantage du en ligne sur le réseau traditionnel sur ce critère là est illusoire. Alors certes on peut acheter un livre à minuit et quart en ligne, mais est-ce utile au regard de la valeur ajouté d'un libraire dans la vie économique et sociale d'une ville ?

 

Reste l'éditeur pour ses rôle d'édition proprement dite et de distribution. Contrairement à l'édition musicale, il n'y a pas eu de réduction drastique de la production ou de baisse générale de la qualité produite en littérature. On peut être fâché par la place prise par les livres accompagnés de moules silicone et autre plat à tagine miniature, mais honnêtement, chez un libraire cela reste assez marginal. Par contre il y a un mécanisme de livraison qui marche, un système de reprise d'invendus qui permet aux petits de vivre. Et sincèrement,  je pense qu'il y a plus d'auteur qui roulent en jaguar que de libraires, donc l'histoire de la laine et du mouton ne va pas me convaincre

Portrait de le_jax
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Lui aussi il doit changer... Et c'est sans doute le plus difficile. il aura toujours un loyer fort pour sa boutique en centre ville, il sera toujours désavantagé pour avoir une livraison correct.

Mais il doit passer du statuts de - je n'aime pas le terme, mais je n'ai pas mieux à l'esprit - pousseur de papier à autre chose.

Il faut qu'il organise (tiens en relation avec le community manager et l'auteur) des rencontres, des ateliers de lecture, des ateliers d'écriture...

Je n'ai pas la solution pour faire rentrer le loyer dans le tiroir caisse.

Portrait de Tris
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Heu ... sincèrement, je connais quelques auteurs, qui ont quand même un peu vendu, et je te garantis qu'ils ne roulent pas en Jaguar :)

D'ailleurs, aucun de ceux que je connais n'a lâché son boulot d'origine à une seule exception : Anna Sam. Sinon, les autres continuent leur job.

Portrait de dwarf_power
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je n'ai pas dit que les auteurs roulaient en Jaguar, j'ai dit qu'il y avait plus d'auteurs roulant sur l'or que de libraires :-)

L'économie du livre fait que les revenus deviennent stratosphérique dès que les ventes explosent, ce qui est je te l'accorde rarissime. En librairie, même une grosse librarie ne verra ses revenus progresser que lentement avec les ventes.

Trouvé rapidement et qui illustre mon propos

 http://elibabeth.typepad.fr/weblog/2007/07/combien-gagne-u.html

Portrait de Tris
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Le libraire est confronté à une problématique : la sélection. Il ne peut pas avoir tous les livres demandés, il doit donc choisir ce qu'il va vendre.

Et j'avais envie de t'embêter un tout petit peu aussi ;)

Portrait de TheSFReader
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Mon libraire, je ne vais plus dans sa boutique que pour des cadeaux... Et c'était déjà le cas avant de passer au numérique.

C'est triste, je l'aime bien, et toute son équipe agréable et dynamique aussi.

Et serviable avec ça ! Et toujours prêt à venir nous aider à choisir...

 

Mais c'est là que ça se corse. La SF et Fantasy il ne connait pas vraiment, et c'est pas le genre des autres clients non plus. Alors le rayon SF&F  l'est tout rabougri. Alors quand j'lisais  encore papier, si j'voulais voir un éventail de possibilités, parmi lesquelles découvrir un nouvel auteur, j'allais à la FRAC. Mais c'est loin la FRAC, de chez moi et de mon travail, alors j'y allais pas souvent. Du coup quand j'avais découvert un auteur bien en fouillant à la FRAC, j'achetais ses autres livres sur Amazoin (oui, à l'époque je n'avais pas tourné le dos à AMZ), et 3 jours après ils étaient dans ma boite aux lettres, tranquilles (et moi aussi).

 

Depuis, je suis passé en numérique, et ça non plus il connait pas. Et puis les auteurs indés anglo-saxons (en VO) c'est pas son fort. Alors son conseil sur de la SF indé anglaise numérique, j'suis pas persuadé là...

 

C'est simple, je n'y vais plus que pour les cadeaux pour Mamie et Tatie à Noël. Et puis aussi pour ma fille, parce que là il a du choix qui nous convient.

 

Ce qui me fait plaisir malgré tout, c'est que si je ne l'aide pas, lui, mon libraire, les auteurs dont j'achète les livres, eux aussi ils sont sympas. J'cause avec eux, j'apprend un peu à les connaitre, et des fois j'les fais connaitre; j'leur donne un coup de pousse. Des fois pour me remercier, ils me filent des bouquins gratos, mais quand c'est pas le cas, j'suis heureux de les payer pour le bonheur qu'ils me donnent. Et j'sais qu'au moins 70% de ce que je paie va dans leur poche, à eux !

 

Des fois j'me sens un peu mécène, mais à mon échelle. 3$ par ci, 5€ par là. Au final, mon budget n'a pas vraiment évolué, voire même sans doute augmenté. Mais ce que je sais, c'est que le plus gros de ce que je paie va à l'auteur, pas à des "industriels de la culture", des business angels ou des marketeux, et certainement pas aux fabriquants de DRMs. 

 

Et ça, c'est pas triste, ça me plait.

Portrait de dwarf_power
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Si jamais tu repasses au papier ( mais comment peut on lire sur autre chose que du papier ? ) et que tu veux acheter des livres edités en france, un jour, essaie un coup de fil à ton libraire et non un tour sur amazon. je suis sûr que même en Fantasy et en SF il pourra te commander les bouquin et les avoir dans des délais similaires, avec des horaires d'ouverture qui ne sont pas ceux de la poste, pour les paquets qui ne rentrent pas dans les BL.

 

Pour la part qui va chez l'auteur, a moins de lire de l'hyper underground publié a compte d'auteur, les taux de 70% n'existent pas...

Portrait de TheSFReader
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"comment peut on lire sur autre chose que du papier ?" Comme ça, comme vous faites en ce moment. En prenant les mots un par un. 

 

J'avoue que je suis un peu injuste : sur écran, je peux pas. Sur liseuse par contre, j'ai aucun soucis. Et j'ai plus de problèmes de poches ou de sacs démesurés pour transporter mon livre, de problèmes de rangements ou de transports...

 

Oui, pour ce qui est de la commande, mon libraire il peut faire. Mais j'habite un peu excentré et comme grâce à mon maire je ne trouve plus de place pour me garer en centre ville (à part à me foutre dans un parking souterrain, payant, à la con), j'aime autant recevoir le bouquin dans ma BAL. Et puis il y a aussi ce petit détail des livres non édités en France ( au moins 80 % de ma lecture)...  

 

En numérique, 70% et auto-publiés, c'est plutôt bon ménage. Quand j'achète chez Smashwords direct (ce que j'essaie de faire le plus souvent), c'est 85%. Chez Amazon (là par contre je ne fais plus), c'est 70%.

 

Alors oui, en Français, c'est plutôt marginal (comme ça l'était en anglais il y a encore 3 ans), mais c'est une réalité, et il y a quelques précurseurs... http://www.smashwords.com/profile/view/paumadou par exemple.

 

 

Portrait de TheSFReader
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(doublon, Supprimer SVP ?)

Portrait de vincent.petitet
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Une "verrue" l'éditeur dixit Le Jax ? Quelle erreur...C'est grâce à des éditeurs qui ont cru en des talents anonymes que nous pouvons lire aujourd'hui d'exceptionnels écrivains (Beckett par exemple) Pensez-au travail de Jérôme Lindon aux éditions de Minuit et à son exceptionnel regard au long du demi siècle passé, ou à une François Verny...

Portrait de TheSFReader
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Et pour ceux là, combien de "commerciaux" ?

 

Et combien d'auteurs de talent n'ont pas réussi à "franchir" les sélections des éditeurs pour se faire connaitre ? On ne le saura jamais.

 

On peut tout de même regarder la page Wikipedia anglaise (sous réserve de fiabilité) sur l'auto-édition, et sa partie consacrée aux "best-sellers". On y trouvera quelques inconnus comme E.A.Poe, Virginia Woolf, Mark Twain, Rudyard Kipling etc.

Portrait de le_jax
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Forcément je pousse le bouchon un peu loin Maurice... Mais est-il normal que le chargé d'édition dise aux auteurs... C'est à vous vérifier que votre livre est dispo et de le réclamer s'il n' y est pas.

Et puis quand encore ? Les vendre dans un parapluie retourné à la sortie de Notre-Dame ?

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Oui, je pense sincèrement que les éditeurs ne servent à rien. Les missions qu'il remplissaient et que j'ai déjà énoncés sont devenues obsolètes. La seule chose qui leur restait, la correction, est en train de tomber par leur seule faute (lire les blogs des correcteurs du monde par exemple).

J'ai fais l'expérience de l’édition classique. Du livre informatique (public pas super large sur un thème pas porteur à l’époque). Deux livres édités, 4000 exemplaires vendus 2500 euros de revenus...

Ensuite j'ai fais de l'auto édition selon le principe que le papier c'est de la pub. 250 exemplaires papier vendus, 3500 euros de revenus... ensuite j'ai vendu l'ouvrage en PDF via paypal... 750 exemplaires. L´ un dans l'autre je gagne autant, je maîtrise la chaîne de production,je connais mes lecteurs... leurs remarques alimentent mon blog et mon blog alimente les prochaines édition

Rien de plus frustrant pour un auteur de s'entendre dire ; "trop long coco, il faut que tu me vire 150 pages".

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La moralité, c'est que (tout domaine confondu), pendant des années, les intermédiaires s'en sont mis plein les poches parce qu'ils étaient le passage obligé.
Aujourd'hui, avec internet, ils ne sont plus le passage obligé.
Pour le créateur de contenu, c'est des revenus supplémentaires potentiels.
Pour le consommateur de contenu, ça coûte moins cher.
Donc, tout le monde est content.
Sauf les intermédiaire qui pleurent sur leur sort en disant "c'était mieux avant".
Il y a ceux qui restent campés sur leurs positions et qui n'en démordent pas, au risque de s'attirer l'inimitié de tout le monde.
Et puis il y a ceux qui s'adaptent, qui évoluent, qui pensent que leur rôle doit muter pour coller avec l'époque.
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L'écrivain est autre chose qu'un "créateur de contenu"et le lecteur autre chose "qu'un consommateur de contenu" : c'est une vision du livre et de la lecture qui semble assimiler l'économie du livre à un "commerce d'écriture" où priment l'accès, la quantité, le prix. Un éditeur et a fortiori un directeur littéraire ont une valeur ajoutée qui va au-delà de ces considérations d'accumulation chiffrée. Il y a dans le rôle de l'éditeur du non quantifiable, de l'accompagnement et du conseil. Tout le monde a la liberté d'écrire et tout le monde a le droit d'être lu : mais cette liberté et ce droit sont bien loin de faire un écrivain. Comme dans les arts en général, il ya beaucoup d'appelés mais peu d'élus...

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En effet, l''écrivain n'est pas un créateur de contenu, c'est un rêveur, un conteur, un "imagineur", un ouvreur d'esprit. Et que sa fibre créatrice soit bridée par des considération tel que "pas plus de 250 pages coco" c'est juste ridicule

Il y a en effet peu d'élus... peut être justement à cause des maisons d'éditions. Combien de fois JK Rowling, c'est vu refusé son manuscrit ? Et les exemples sont légions (malheureusement).

L'éditeur, c'est le TF1 du livre... Il ne présente que ce qui LUI plait.

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Et qui est l'Editeur pour filtrer les élus ? A t'il reçu une charge divine pour s'instituer guide ?

Que certains veuillent le suivre pourquoi pas, mais pour autant qu'il ait droit de "vie et de mort" sur un livre ... (comme c'est le cas avec le papier)

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Citations :

L'écrivain est autre chose qu'un "créateur de contenu"et le lecteur autre chose "qu'un consommateur de contenu"

En effet, l''écrivain n'est pas un créateur de contenu, c'est un rêveur, un conteur, un "imagineur", un ouvreur d'esprit

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Oui, c'est clairement vrai. Mais quand j'utilise le terme "créateur de contenu", c'est plus pour le terme générique (pouvant désigner un écrivain, un chanteur, un compositeur, un cinéaste; grosso modo ceux qui font).

 

Mais dans les faits, toute la culture a été monétisée, tout tourne autour de la finance sans prendre en compte la qualité de l'oeuvre intrinsèque  ou même le droit à l'expression.

 

En chacun de nous, il peut y avoir un écrivain, un chanteur ou autre (avec plus ou moins de succès). Chacun peut apporter sa pierre à l'édifice de la culture. Mais du fait de la monétisation de la culture, les intermédiaire choisissent ce qu'ils veulent donner au public sur leurs critères propres qui sont, le plus souvent, tourne autour du retour sur investissement. Nous avons donc "droit" à une culture partielle qui empêche certains qui auraient mérités d'être connus de l'être. Le seul pretexte, c'est qu'une poignée de gens ne croient pas en l'oeuvre, au créateur. Et ça, pour moi, c'est une forme de censure, on brûle des livres (ou autre oeuvre) à priori, sur l'autel de l'aspect financier.

 

Actuellement, avec internet, n'importe quel créateur peut s'exprimer, se dédouaner des éditeurs et de leur filtre.

 

L'intermédiaire doit être une aide, pas un filtre.

 

Et tout ça, c'est valable pour TOUS les domaines de la culture (d'où ma généralisation en "créateur de contenu").

 

J'espère que c'est plus clair avec la version longue :)

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Oui avec Internet tout le mode peut s'exprimer, mais qui est vraiment audible ? Il y a une pléthore de lvres publiés à chaque rentrée littéraire et finalement peu sont vraiment lus...Internet démultiplie la quantité d'écrits mais dans le même temps banalise aussi l'écrit par cette quantité (sorte de big data littéraire) et rend de plus en plus difficile l'émergence de jeunes talents. Par ailleurs, le format Internet n'est pas à la portée de tous : peu d'individus sont à même de tenir et d'organiser un blog, c'est plutôt le fruit d'une minorité éclairée. L'écrivain n'est pas toujours un geek, loin de là !

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Le truc c'est que là où l'éditeur et le libraires étaient les "prescripteurs", le web propose aux lecteurs eux même de "prescrire", de relayer et d'amplifier leurs lectures, celles qu'ils ont aimé et apprécié (pour leur qualité littéraire ou autre d'ailleurs). Même des auteurs sans blogs peuvent être "propulsés" par internet.

 

Des blogs de lectures et de critique, il y en a des tas, suffisamment pour relever le bon au dessus du médiocre !

 

Des communautés de lecteurs type Babelio ou Goodreads sont des dénicheurs de talents qui marchent...

 

C'est malheureux à dire, mais Amazon sait très bien aussi aider à cette amplification du bon (du commercial aussi, mais pas que) au dessus du reste, en proposant les systèmes de notations et de reviews (mais surtout en la mettant en valeur et en ayant atteint la masse critique nécessaire pour que ça ait de l'intérêt).

 

Après, et comme je l'ai déjà dit, que certains auteurs puisse voir besoin d'appuis pour se publier, pourquoi pas. De là à se faire bouffer la laine sur le dos...

Portrait de kerrubin
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C'est vrai, tout le monde ne sait pas se servir correctement d'internet.

Ceci dit, c'est un outil comme un autre, les blogs le sont également. On peut apprendre à se servir d'un outil, il n'y a rien de mystique la-dedans.

Peut être cela devrait également faire partie de la mutation du rôle de éditeur : apprendre aux écrivains à se servir des nouveaux outils, les accompagner et leur fournir un moyen d'expression.

Après, c'est le coté magique d'internet qui entre en jeu : la communication à grande échelle. A savoir que si un écrivain est apprécié, c'est aux lecteurs de faire sa promotion, sur toutes les plates-formes qu'ils utilisent.

 

Si peu de livres sont lus, alors que beaucoup sont édités à chaque rentrée littéraire, ça veut dire que les éditeurs ne sont pas en phase avec les lecteurs. Ca milite également pour le fait que ce soit aux lecteurs de choisir les auteurs et non aux éditeurs. Non ?

Portrait de vincent.petitet
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L'éditeur choisit certes de publier un auteur mais ne l'impose pas à la lecture. Mais l'idée d'une mise à disposition par l'éditeur d'une infrastructure de type blog pour un écrivain n'est pas mauvaise : en plus de la possibilité d'être édité, l'éditeur offrirait la possibilité à l'écrivain parfois rétif à Internet, d'utiliser le Web...

Hervé Torchet (non vérifié)
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Bonjour, en cliquant sur mon nom, vous trouverez un lien avec un article de mon blog où j'évoque ces sujets, en particulier dans les commentaires. Je crois personnellement que les auteurs doivent s'organiser d'une nouvelle façon.

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L'éditeur a aujourd'hui le pouvoir d'empêcher l'internaute de traduire un texte du domaine public comme en témoigne cette affaire François Bon (publie.net) — Gallimard. Parasite.

http://www.numerama.com/magazine/21718-gallimard-pousse-un-passionne-de-...

 

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J'ai créé un nouveau "sujet" sur cette affaire : http://labs.hadopi.fr/forum/debats-publics/gallimard-vs-publienet-discussion-nouvelle

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Là, sous nos yeux ébahies Gallimard interdit la nouvelle traduction du "vieil homme et la mer", tombé dans le domaine public... N'est-ce pas un exemple (de plus) qu'il faut foutre en l'air cette caste de "gens qui savent pour les autres" ?

Portrait de kerrubin
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Library.nu a fermé et c’est une catastrophe.

"Oui, le vol est un crime.

Mais il est un crime plus grand encore. C’est celui de la captation des savoirs et de la culture."

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