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Le paradoxe ubiquitaire

Si la majeure partie de ce qui se crée sur le Web et, plus généralement, sur les réseaux numériques, demeure inerte et insignifiant, le principe en est d’une fécondité sidérante : réplicables, volatiles, appropriables et altérables, toutes les créations numériques sont virtuellement en mille « lieux » distincts, intégralement reproductibles ou manipulables, à la fois proches de leurs auteurs et de leur « vie », et parfaitement ubiquitaires, éparpillées comme autant de graines pollen prises dans les variations des vents télécommunicationnels. Livres, disques, images, nos œuvres matérielles sont certes fécondes des sentiments, du plaisir ou des idées qu’elles suscitent parmi ceux qu’elles touchent. Mais elles ne sont pas ubiquitaires, parce qu’elles n’expriment pas, en tout lieu et en même temps, cette puissance de faire si propre aux œuvres numériques.

Ecosystèmes, DRM et interopérabilité

Le numérique est créateur d’écosystèmes au sein desquels circulent l’information, les images et les sons. Plus exactement, les écosystèmes numériques ne se contentent pas de rendre la circulation des contenus possible. Ils sont aussi le lieu de leur mise en relation et de leur mise à disposition pour l’internaute. L’objet de ce troisième numéro de Au Fil des Labs est de questionner les usages et les pratiques de diffusion des contenus au sein de l’écosystème numérique, la gestion des droits et la dynamique d’interopérabilité qui lui est attachée.

Le « Big-Data culturel » : la nécessité d’une interrogation éthique sur la consommation online ?

Le Big-Data où la production massive de données sur Internet concerne également les contenus culturels. Cette abondance de contenus, ce « Big-data culturel », doit nous amener à une réflexion éthique sur notre rapport à la culture sur Internet en termes d’identité, de « privacy », de réputation et de possession.

L’imaginaire des jeux vidéos : l’exemple des FPS

Dans l’univers des jeux vidéos, les FPS (First Person Shooter) connaissent un succès important. Ils véhiculent un imaginaire de combat avec des caractéristiques telles que la conquête, la généralisation de la rencontre agressive et la masculinité militarisée. L’origine de cet imaginaire serait à trouver non pas dans le jeu lui-même, mais dans un référent social plus global.

Le savant brade-t-il la politique ? Par les experts des Labs Hadopi.

Un article récent de PC Inpact intitulé « Partage : un sociologue dénonce la confusion des genres de la Hadopi » met une fois de plus en cause la Hadopi et le travail des Labs, qualifiant l’ensemble du travail des 60 agents qui y travaillent de « mascarade. » Cette position quelque peu simpliste est nourrie des propos d’un sociologue inspiré, sûr de sa légitimité qui, dans un sursaut matinal, a décidé que l’Hadopi circonvenait gravement à l’épistémologie wébérienne qui distingue le savant et le politique. Rien que ça. Flattés par tant de considération, les Labs souhaitent apporter quelques éclaircissements.

L’impasse du partage

Le partage naît de la rareté et du partage naît une forme de communauté. De quelque nature qu’elles soient, des ressources ne doivent être partagées qu’en raison de leur disponibilité limitée : l’eau, les ressources agricoles ou minières, toutes sortes de « richesses » impliquent, selon les circonstances, un partage. Qui lui-même implique une mesure et, avec elle, la mise en œuvre d’un principe de justice.

Workshop Open-source et sécurité

Les Labs font leur rentrée avec un workshop dont la thématique sera "Open-source et sécurité : source du mal et/ou ouverture vers le bien ?" Il aura lieu le jeudi 13 septembre 2012 de 17h30 à 19h30 à la Mutinerie.

Le nombre de place étant limité, merci de vous inscrire.

L’essor des radios en ligne

Une pratique de distribution et consommation de contenus radiophoniques serait « en train d’exploser sous nos yeux » [1] : il s’agit de la radio par Internet. Aussi appelés webradios, ou radios en ligne, nombre de services audio transmis via le « réseau des réseaux » continuent à voir le jour ces dernières années, et occupent une place toujours plus importante dans l’industrie des contenus numériques. Un rapport de recherche récent d’Edison Research et Arbitron note que plus de 100 millions d’Américains accèdent désormais régulièrement à une radio en ligne, et que cette tendance ne se limite pas au territoire états-unien [2].

Tablettes ou liseuses : les dés sont-ils jetés ?

1,7 millions de « tablonautes » en France, contre 39 millions d’internautes et 19 millions de mobinautes. Pourquoi ces utilisateurs encore peu nombreux intéressent-ils tellement les acteurs économiques ? Par ailleurs, en ce qui concerne les liseuses, le taux de pénétration en France ne serait que de 0,2% [7] (Idate/Capital in Frenchweb.fr). Comment distingue-t-on un digital reader d’un tablonaute ?

Ni près, ni loin : Note sur la distance dans les réseaux

Le cyberespace n’est pas un espace, c’est un flux. Fausse métaphore, donc, dont la pensée s’accommode comme s’il était naturel et spontané de faire le point malgré les contours erronés des mots et de leur usage. Mais, sans espace, le numérique est aussi sans distance : de Combourg à Guermantes ou de Sérendip à Yoknapatawpha, les datagrammes ne circulent pas en fonction des lieux traversés mais en fonction des machines sollicitées, de routeurs interconnectés et de calculs d’optimisation des transferts de données.